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Échec du renommage

Saint Zacharie, pape

Natif de Syrie, mais d’origine grecque, il devient moine puis, émigré en Italie, est admis comme prêtre dans le clergé romain. Dernier pape grec,  il est élu pour succéder à Grégoire III en l’an 741. Confronté au problème des envahisseurs lombards, il règle cette question avec sagesse tant pour Rome, que le lombard Liutprand voulait gouverner, que pour Ravenne qui dépendait de l'empire de Byzance. Malgré la querelle iconoclaste où saint Zacharie rappelle la doctrine orthodoxe, il maintient des relations courtoises avec l'empereur de Constantinople. Il encourage la réforme de l'Eglise franque et appuie Pépin le Bref qui, après avoir déposé le dernier mérovingien, avait quelque scrupule à ceindre la couronne ; non seulement Zacharie donna un avis favorable (« Il vaut mieux appeler roi celui qui a la puissance que celui qui en fait n’a pas le pouvoir ») mais il chargea Boniface de donner l’onction au nouveau roi, sacre inédit chez les Francs, qui eut lieu à Soissons en 751 ; ainsi Pépin devenait l’obligé d’une papauté à la recherche d’un nouveau protecteur. Zacharie soutint aussi le travail missionnaire de saint Boniface, archevêque de Mayence, et lui demanda de multiplier les conciles à cet effet. Il entreprit la reconstruction de l'abbaye du Mont-Cassin, détruite par les invasions lombardes. Il meurt en 752.  

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