Mardi de Pâques

Où règne le vide, la recherche conduit à l'Amour

Pour méditer :

Mardi de Paques 400Jésus est mort et ressuscité depuis quelques jours et les disciples cherchent à assumer « le vide » laissé par son absence. Au XXIème siècle, au cœur d’une société repue de possibilités économiques, scientifiques et sociales, le cœur de l’homme ne cesse (à la suite des disciples) d’expérimenter ce « vide ». Les réactions face à ce malaise du cœur varient. Parfois il est subi et conduit à des impasses, parfois il stimule une recherche, qui engendre un dynamisme de résurrection.

Une des apparitions du Ressuscité nous propose une recherche, celle de Marie-Madeleine au tombeau.

Jésus s’approche d’elle : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »… Puis Jésus lui dit : « Marie ! ». Se tournant, elle lui dit « Rabbouni ! » Jésus lui dit : « Cesse de me tenir, mais va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » (Jn XX 15-17).

Marie est au cœur de la souffrance qu’engendre la séparation d’avec un être dont la présence réchauffait le cœur et donnait un sens à la vie. Qui n’a pas un jour ressenti l’acuité de cette douleur du départ, toujours impréparé ?

Toutes les personnes qui s’interposent sur le chemin de Marie Madeleine la laissent indifférente (les anges qui sont pourtant l’irruption de Dieu dans la vie humaine, l’homme identifié comme le jardinier…). De tout son être, elle est tendue vers la personne aimée qu’elle recherche. Sa douleur ne semble pouvoir s’apaiser que dans une rencontre qui lui permettrait de comprendre et d’accepter cette séparation. La résurrection est bien là avec la transformation de l’être de Jésus pour permettre une nouvelle façon de s’attacher à lui.
Une nouvelle vision de Jésus s’instaure, la vision selon la chair est en train de disparaître pour instaurer une relation nouvelle basée sur l’écoute de sa Parole.

C’est au son de sa voix, qui l’interpelle personnellement, que Marie Madeleine reconnaît son Seigneur ! C’est lorsqu’il visite le cœur de chacun, dans tous les recoins de sa personnalité, que la rencontre avec sa Personne advient. Une visite tendre qui met en relief les dons et conduit à une prière d’action de grâce. Une visite qui pacifie dans ses propres limites et atténue le sens de la culpabilité inné qui conduit à l’endurcissement ou à la dépression. Une visite qui revivifie car sa Présence est passage de Miséricorde et de résurrection.

L’envie de retenir cette présence palpable est forte : « Cesse de me tenir », ordonne Jésus. Désormais, à partir de la Résurrection, les yeux de chair sont impuissants à le voir et à le reconnaître. Il ne sera plus en face de nous mais en nous ! Le silence engendré par son absence donnera toute la densité à sa Parole écoutée et méditée. Sa Parole deviendra sa voix, sa Personne qui accompagne au fil du quotidien.

Pour rendre grâce :

Nous te rendons grâce, Seigneur, pour le don de ta Parole. Elle est cette lumière toujours accessible qui guide mes pas et réchauffe mon cœur. Réveille en moi l’ardent désir de rechercher ta présence dans les Ecritures.

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