Sainte Etheldrède ou Audrey

Sainte EtheldredeAudrey est née à Exning (Suffolk) au temps où l'Angleterre comprenait sept royaumes (Essex, Sussex, Wessex, Kent, Mercie, Est-Anglie et Northumbrie). Son père était roi d'Est-Anglie et lui fit contracter deux mariages politiquement utiles malgré son désir de rester vierge. D'abord épouse d'un vieillard malade, le prince Tombert, qui décéda après trois ans de mariage, elle voulut entrer dans les ordres mais dut épouser le prince Egfrid, fils du roi de Northumbrie, alors qu'il n'était qu'un enfant ! Au temps de consommer les noces, elle prit la fuite, avec la complicité de saint Wilfrid pour entrer à l'abbaye de Cuningham. Elle fonda plus tard la grande abbaye d'Ely qu'elle gouverna jusqu'à sa mort, le 23 juin 679, faisant toujours preuve d'une grande piété et d'une sévère austérité.

Saint Walter

Walter, fils de Walter de Villers vint au monde en 1128 dans la maison natale de sa mère à Bouvignes en Belgique. Ayant perdu sa mère alors qu’il était encore très jeune, il développa une dévotion pour la sainte Vierge qu’il allait prier dans le sanctuaire de Leffe proche de son domicile. Les Prémontrés qui tenaient le sanctuaire se prirent d’affection pour cet enfant de 8 ans qui priait si bien et se chargèrent de son éducation. Manifestant une grande humilité et une belle piété il résolut à l’âge de 22 ans de quitter le monastère et d’entrer dans les ordres séculiers pour pouvoir s’occuper de son père. Il acheva ses études de théologie à l’école bénédictine de Waulsort en 1155, puis fut ordonné prêtre par l’évêque de Liège Mgr Henri de Leyen. Ce dernier le nommera vicaire à Onhaye à la demande du chevalier Lambert, époux de dame Mathilde, seigneur d’Onhaye, pour seconder le curé, alors âgé, auquel il succédera en 1163. Très apprécié de ses paroissiens aussi bien que de ses confrères, tant pour ses vertus que ses compétences et son zèle apostolique, il sera nommé doyen du concile de Florennes en 1187.

En 1199, ayant eu connaissance de la conduite scandaleuse de l’un de ses neveux, vicaire à Hastière, il alla le rencontrer. Alors que tous deux passaient la Meuse en barque, son neveu n’apprécia pas les remarques qui lui étaient faites et l’assassinat à coup de rames le 23 juin 1199.

Saint Joseph Cafasso

Saint Joseph CafassoJoseph Cafasso naquit à Castelnuovo d’Asti, qui s’appelle aujourd’hui Castelnuevo Don Bosco dans le Piemont en Italie, le 15 janvier 1811. Fils de petits propriétaires terriens, il était le troisième de quatre enfants, dont la dernière, Marianne, sera la maman du bienheureux Joseph Allamano. Après des études de théologie au séminaire de Chieri il est ordonné prêtre en 1833. Quatre mois plus tard, il entre au Collège Ecclésiastique Saint-François-d’Assise de Turin pour perfectionner sa formation sacerdotale et pastorale. Il y restera toute sa vie et en deviendra le Recteur. L’enseignement y est donné avec grand soin et vise à former de bons confesseurs et d’habiles prédicateurs. Joseph étudie et approfondit la spiritualité de saint Charles-Borromée et de saint François-de-Sales promue par le concile de Trente, qu’il transmettra par la suite, de façon particulière, à l’un de ses étudiants : Jean Bosco. Typique de son enseignement était l’insistance sur le devoir quotidien dans son rapport à la sainteté. « Respectueux des modes de vivre de chacun, il évoquait la vie chrétienne en parlant de la confiance en Dieu, de l'adhésion à sa volonté, de l'utilité de la prière et des sacrements dont...la confession et la rencontre avec Dieu qui se fait miséricorde infinie. » déclarera Benoît XVI en 2010 pour les 150 ans de sa mort.

Le fondateur des Salésiens en a lui-même également témoigné en ces termes : « La vertu extraordinaire de don Cafasso fut de pratiquer en permanence et avec une fidélité merveilleuse les vertus ordinaires. Toujours attentif aux besoins des plus faibles, il visitait et aidait même économiquement les plus pauvres, leur apportant en même temps la consolation émanant de son ministère sacerdotal. » Son apostolat consistait aussi dans l’accompagnement spirituel des prisonniers et des condamnés à mort, au point qu’il fut proclamé par Pie XII en 1953, patron des prisons italiennes.

Prudent et réservé, il fut le directeur spirituel de prêtres, de laïcs, de personnalités politiques, de fondateurs. Après une courte maladie, il mourut à l’âge de 49 ans à peine, le 23 juin 1860.

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