Saint Prosper

Né vers 390 en Aquitaine. A Marseille vers 428, puis rédacteur à la chancellerie pontificale, à Rome, à partir de 440 et même secrétaire du pape saint Léon le Grand. Il rédigea une Histoire universelle où il résume Eusèbe et saint Jérôme. Il exposa aussi la doctrine de saint Augustin qu'il défendit âprement contre les calomnies des évêques Gaulois et réfuta le pélagianisme. Il était marié et dans une lettre rimée destinée à son épouse, il écrit : « Faisons en sorte, chère amie, que la vie que nous menons soit chrétienne. Rends-moi les devoirs que je dois te rendre. Veille sur celui qui doit veiller sur toi. Sois ma consolation dans mes peines. Réprimande-moi lorsque l'orgueil me fait lever la tête. Relève-moi si je tombe. Et toi, pareillement, reprends-toi lorsque je te signale quelque faute. Qu'il ne nous suffise point d'être un seul corps; soyons aussi une seule âme. »

Saint Guillaume de Verceil

Saint Guillaume de VerceilGuillaume était originaire de Verceil dans le Piemont italien. En 1099, à l’âge de quatorze ans, il entreprend, vêtu d’un misérable habit de pénitence, un pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle en Espagne. A son retour, il se retire sur une montagne déserte où il se soumet à une sévère pénitence. Sa réputation de sainteté attire alors auprès de lui de nombreux disciples. Il fonde en 1119 un couvent sur le Mont Virgile entre Nola et Bénévent qu’on appelle aujourd’hui le Mont Vierge car son couvent fut dédié à la sainte Vierge. Guillaume quitta ensuite le Mont Vierge et fonda plusieurs monastères aussi bien d’hommes que de femmes en divers endroits du royaume de Naples. Roger Ier, roi de Naples ayant entendu parler du saint homme le fit venir à sa cour et conquis par sa foi, lui fit bâtir un couvent à Salerne en face de son palais pour pouvoir s’entretenir fréquemment avec lui. Sentant sa fin venir Guillaume se retira au monastère de Goleto en Campanie où il rendit l’âme le 25 juin 1142.

Bienheureuse Marie Lhuillier, martyre

Marie Lhuillier est née le 18 novembre 1744 à Arquenay, en Mayenne, près de Meslay. Orpheline de mère à l'âge de 5 ans, elle est accueillie par une parente. Là, elle garde les vaches et les moutons priant Dieu et la sainte Vierge. Elle entre ensuite comme domestique chez mademoiselle Dubois qui discernant sa vocation, l’encouragera à la suivre malgré sa peine de la voir partir. Elle entra alors à l'hôtel-Dieu St Julien de Château-Gontier, chez les Augustines, et prendra le voile sous le nom de sœur Monique. C'est avec joie que recommence pour elle « la vie humble aux travaux ennuyeux et faciles ».

On l'entendait dire : « Je veux ce que Dieu veut, à la mort comme à la vie Dieu soit béni, Mon Dieu qu'il est doux d'être à vous sans nulle réserve ». Et le chapelain des pauvres qui l'avait confessée dit un jour « Regardez, voilà une sainte ; s'il y a parmi vous une martyre, c'est elle que Dieu choisira ».

En 1789, c'est la Révolution. Les religieuses refusant de prêter serment sont expulsées de l'hôpital et emprisonnées dans le grenier des Ursulines. Le 25 juin 1793 Marie, accusée d’avoir donné des torchons, et des tabliers de jardiniers considérés comme biens d'état, comparaît devant le tribunal révolutionnaire de Laval. On lui demande de prêter le serment d’allégeance à la nouvelle religion de la République, ce qu’elle refusera en déclarant : « J’aime mille fois mieux mourir que de faire ce maudit serment qui perdra tant d’âmes. » Ramenée à la prison de Laval où elle soigne et encourage les condamnés, elle est guillotinée le 25 juin 1794 avec l'aumônier de l'hôpital.

Mercredi 16 Mai 2018
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