Sainte Christine, martyre

Sainte ChristineChristine naquit dans une famille de la noblesse à Tyr près du lac Bolsène en Toscane (Italie) au IIIe siècle. Son père, Urbain gouverneur romain, était très attaché au culte des idoles et en possédait de nombreuses dans sa propriété. Alors qu’elle était encore très jeune Christine se convertit au christianisme et manifesta une grande affection pour les pauvres de sa région. Un jour, n’ayant rien à leur donner dans une période de disette, elle brisa plusieurs idoles d’or et d’argent et les leur distribua pour qu’ils puissent se procurer de quoi se nourrir. Son père l’ayant appris la fit fouetter et l’enferma dans une tour de son château avec des servantes. Ces dernières révélèrent alors à son père que Christine refusait de sacrifier aux dieux. Celui-ci essaya de la convaincre mais sans succès car elle lui déclara qu’elle n’adorait que le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Ne pouvant supporter cela, il résolut de la faire mourir, mais décéda la veille même de l’exécution. Un magistrat fut alors nommé pour décider du sort de Christine. Il lui rappela la noblesse de ses origines et la menaça des pires châtiments si elle persistait dans son refus de sacrifier aux idoles. Ayant maintenu que son seul amour était Jésus-Christ elle succomba percée de flèches. Sa tombe a été retrouvée en 1880.

Saint Jean Cassien

Saint CassienJean Cassien naquit vers 350, probablement en Scythie, actuelle Roumanie. Il s'accoutuma, dès sa jeunesse, aux exercices de la vie ascétique, dans un monastère de Bethléem.
La haute réputation de sainteté qu'avaient les solitaires qui habitaient les déserts de l'Egypte l'engagea, vers l'an 390, à aller les visiter. Il fut accompagné par Germain, son parent et compatriote. Ils passèrent une douzaine d’années dans la solitude de Scété et dans la Thébaïde.

En 403, ils se rendirent tous deux à Constantinople, et y entendirent les instructions que faisait saint Jean Chrysostome. Cassien fut ordonné diacre et employé au service de l’Église de cette ville. L’archevêque ayant été exilé, Cassien et Germain allèrent à Rome. Ils étaient, au rapport de Pallade, porteurs des lettres dans lesquelles le clergé de Constantinople prenait la défense de son pasteur persécuté. Cassien fut élevé au sacerdoce dans l'Occident, après quoi il se retira à Marseille, où il fonda, vers 413, deux monastères, l'un pour les hommes et l'autre pour les femmes : Saint-Victor sur la memoria du martyr marseillais et celui des femmes, consacré sous le titre du Saint-Sauveur.

Ce fut dans le cloître que le bienheureux Cassien composa ses Conférences spirituelles et ses autres ouvrages. Il mourut en odeur de sainteté, vers l'an 433.

Saint Charbel (Joseph) Makhlouf

St Charbel Makhlouf Charbel Makhlouf est né le 8 mai 1828, dans le petit village de Biqa-Kafra dans les hautes montagnes du nord du Liban. Ses parents, des paysans maronites, étaient pauvres mais religieux, et leur cinquième enfant a été attiré à un âge précoce par la prière et la solitude. En dépit de l'opposition de sa famille, il quitte sa maison à l'âge de vingt-trois ans et entre au monastère de Saint Maroun à Annaya. Ordonné prêtre de l’ordre libanais maronite en 1859, il reste moine seize ans avant d’obtenir l'autorisation de ses supérieurs de se retirer, le 15 février 1875 dans un ermitage, à proximité du couvent consacré aux saints Pierre et Paul.

Il vivra ainsi vingt-trois ans dans une cellule de six mètres carrés, couchant sur la paille, ne se nourrissant qu’une fois par jour des restes du monastère et célébrant chaque jour sa messe après une longue préparation suivie d’une aussi longue action de grâces.

En 1898, il sera victime d’un accident vasculaire cérébral pendant sa messe. Il décédera huit jours plus tard, la veille de Noël 1898. Les moines l’enterreront dans le caveau du monastère, mais à la suite des nombreux miracles qui se produisirent, plusieurs exhumations eurent lieu au cours desquelles on constata toujours la parfaite conservation du corps. Celui-ci repose toujours au monastère d’Annaya, désormais lieu important de pèlerinage.

Saint Baudoin de Rieti

Saint BaudoinFils de Berard X, comte de Marsi et frère de Rainald, abbé de Montecassino, Baudoin entra au monastère de Clairvaux en France. En 1130, saint Bernard l’envoya prendre la direction du monastère Saint-Mathieu de Montecchio près de la ville de Rieti, au nord de Rome en Italie. Malgré de nombreuses difficultés il sut rétablir la discipline dans le monastère et accroître son rayonnement. Saint Bernard le soutiendra et l’encouragera à continuer sa réforme.

Baudoin décédera en 1140 et sera enterré dans la cathédrale de Rieti par son frère Dodone qui en était l’évêque. Ses reliques sont conservées dans l’autel de marbre de la chapelle de la Merci, mais sa tête est dans un reliquaire en argent placé sur le maître-autel.

Vendredi 21 Juin 2019
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