Saint Prix et ses compagnons

Depuis saint Germain, l’Église à Auxerre et en Puisaye vénère saint Prix et ses compagnons comme ses premiers martyrs. Ils auraient été victimes à Saints, en Puisaye, de la persécution d'Aurélien au IIIe siècle. Le bourg dont l'église conserve une partie des reliques a pris le nom de Saint-Bris. Leurs traces historiques ne sont pas autrement vérifiables.

Saint Guillaume de Gellone

Saint Guillaume de GelloneDuc d'Aquitaine, Guillaume de Gellone (755-812) combattit les Sarrasins au temps de Charlemagne. Il construisit un monastère dans le diocèse de Lodève, à Gellone près d'Aniane, et demanda des moines pour peupler sa fondation. Il y entra lui-même comme simple moine non prêtre. Après sa mort, le monastère prit le nom de Saint-Guilhem-du-Désert.

Saint Germain, évêque

Saint GermainGermain est né près d'Autun en Bourgogne, en France mérovingienne, en l'an 496. Il est le dernier d'une famille nombreuse frappée par les malheurs et la misère. On raconte que sa mère ne le désirait pas et qu'elle voulut se faire avorter. Elle n'y parvint pas et Germain vit le jour. Il fit ses études à Avallon auprès de Scapilion, son oncle prêtre qui le forma, pendant une quinzaine d'années, à l'étude, à la prière et à l'ascèse. En 524, de retour à Autun, il entre au monastère de Saint-Symphorien où l'on pratiquait les Règles de saint Antoine et de saint Basile. En 530, à l'âge de 34 ans, il est ordonné prêtre par l'évêque d'Autun, saint Agrippin. Vers 549, il devient abbé de son monastère. Mais les moines sont peu enchantés de cet abbé qui distribue leur pain aux pauvres !

C'est alors que le roi Childebert fils de Clovis et de sainte Clotilde, comprend que l'intérêt général est de faire nommer Germain évêque de Paris, sa capitale. Germain décline d'abord cet honneur, mais surnaturellement averti qu'il doit obéir, il quitte à regret son monastère et s'achemine vers Paris où il est sacré évêque vers 555, à l'âge de 60 ans. Il ne change pas ses habitudes de religieux : il vivra dans la prière, la prédication et la charité. Il reprochera sa férocité à Childebert qui va se convertir au christianisme ainsi que les seigneurs de la cour. Germain a fort à faire avec les fils et petits-fils de Clovis qui, bien que baptisés, demeurent de vrais barbares. Il aidera sainte Radegonde à quitter cette cour brutale pour fonder à Poitiers l'abbaye de la Sainte-Croix. Lui-même fonde, à Paris, l'abbaye de Saint-Vincent qui deviendra Saint-Germain-des-Prés. À force de charité et d'exhortations soutenues par de nombreux miracles, le cœur des rois se laisse attendrir et la caisse royale est large ouverte. Germain peut y puiser à son gré pour soulager la misère. Tous, chrétiens et païens, l'admirent pour sa charité jusqu’à sa mort en 576.

Bienheureuse Margaret Pole, martyre

marguerite poleMargaret Plantagenet naquit en Angleterre, au château de Ferlay, près de Bath. Elle était la nièce d’Edouard IV et de Richard III et la dernière princesse de la lignée des Plantagenet. Mariée en 1491 par le roi Henri VII à Richard Pole, elle donnera la vie à cinq enfants dont le fameux cardinal Reginald Pole, humaniste, dernier archevêque catholique de Cantorbéry. Son mari décédé en 1504 l’ayant laissée sans ressources elle ira vivre à l’abbaye de Syon parmi les religieuses Brigittines.

Lorsqu’en 1509 Henri VIII monte sur le trône, il fait appel à Margaret pour être dame d’honneur de son épouse Catherine d’Aragon. Trois ans plus tard elle retrouvera une partie des terres de son frère et le titre de comtesse de Salisbury. En 1520 elle est chargée de la gouvernance de la princesse Marie, fille d’Henri VIII et de la reine Catherine d’Aragon. Mais lorsque le roi répudia son épouse pour épouser Anne Boleyn, Margaret manifesta sa réprobation. Elle tomba alors en disgrâce et dut quitter le pays. A la mort d’Anne Boleyn (exécutée le 19 mai 1536), Margaret put regagner la cour d’Angleterre mais non la faveur du roi qui n’appréciait guère que le cardinal Réginald Pole, son fils, s’oppose à la politique anticatholique du roi. En 1538, Marguerite est arrêtée et enfermée durant deux ans à la Tour de Londres. Condamnée à mort pour haute trahison, sans procès et sans possibilité de se défendre, elle est décapitée le 28 mai 1541. Deux ans plus tôt deux de ses fils avaient aussi été exécutés.

Mardi 31 Mars 2020
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