Saint Theudère

Saint TheudereNé à Arcisse, dans la région de Vienne, au sein d’une famille noble et riche à la fin du Vème siècle ou au tout début du VIème, Theudère (ou Théodore) ressent, très jeune, la vocation de servir Dieu. Désirant renoncer à tout pour être un parfait disciple de Jésus-Christ, il se dirigea à l’âge de vingt ans vers le monastère de Lérins. Chemin faisant, il désira prendre conseil d’un ancien du monastère, saint Césaire, devenu évêque d'Arles. On rapporte que dès leur première rencontre les deux hommes se comprennent parfaitement : Césaire le retient, l’affecte à son école ecclésiastique puis l’agrège au clergé de sa ville. Après une dizaine d’années, Theudère éprouve le désir de retrouver sa famille et revient dans sa région d’origine. Il y fonde alors successivement quatre monastères dont le principal portera le nom de Saint-Chef. Le bruit de ses vertus s’étant répandu au loin, l’évêque de Vienne, Philippe l’appela auprès de lui pour exercer la charge des reclus : la ville entretenait hors les murs un de ces ermites livrés à la pénitence et à la contemplation considérés comme des sentinelles veillant sur la cité nuit et jour. Theudère s’installa donc à la recluserie de la colline Sainte-Blandine. Il y restera douze ans, jusqu'à sa mort survenue à un âge avancé, en 575. Selon son désir, ses restes furent rapatriés auprès de ses frères moines parmi lesquels ses reliques furent très vénérées et dont le crâne donna le nom définitif de « Saint-Chef » à la cité qui s’était développée autour du monastère.

Saint Narcisse

Trentième évêque de Jérusalem Narcisse était déjà octogénaire lorsqu'il fut placé, vers l'an 185, sur le siège épiscopal de saint Jacques et de saint Syméon. Eusèbe nous apprend le rôle de Narcisse dans la querelle des « quartodécimans » : l’Eglise d’Asie Mineure avait l’habitude de célébrer la Pâque le 14 nisan (mois de mars lunaire) comme les Juifs eux-mêmes, jour de la mort du Christ, insistant ainsi sur le salut par la Croix; Rome la célébrait le dimanche suivant, jour de la Résurrection. Saint Polycarpe, évêque de Smyrne, et le pape saint Anicet avaient en vain essayé de se mettre d’accord, vers 155. Le pape Victor (189-198) décida de trancher la question et, sur sa demande, des conciles furent tenus dans l’Eglise entière. Narcisse, évêque de Jérusalem, et Théophile, évêque de Césarée, présidèrent alors, en l'an 195, un synode d'évêques palestiniens qui se prononcèrent pour une célébration de Pâques le dimanche comme toutes les autres Eglises à l’exception de celles d’Asie Mineure, où Polycrate, évêque d’Ephèse, poussait à la résistance, par attachement à la tradition de son église, de fondation apostolique. Victor excommunia ces évêques. Jugeant cette mesure excessive, saint Irénée, évêque de Lyon, intervint en leur faveur vers 190. Ce qui est sûr, c’est que l’Eglise d’Asie avait adopté la coutume romaine au moins au début du IVème siècle.
C'est d'ailleurs lors d'une vigile pascale que la légende situe un des miracles attribués à saint Narcisse : alors que l'huile pour allumer les lampes faisait défaut et que les diacres se lamentaient, l'évêque se fit apporter de l'eau. Après avoir prié, il transforma cette eau en huile et la lumière de Pâques put jaillir dans la nuit !
Populaire pour ses miracles, sa sagesse et l'austérité de sa vie, Narcisse ne fut pourtant pas épargné par la calomnie. Eusèbe rapporte que trois de ses adversaires l'accusèrent d'un terrible péché. Personne ne les crut, mais le vieil évêque, gêné d'avoir été ainsi diffamé, quitta sa charge et se retira dans la solitude. Durant ce temps, ses calomniateurs furent confondus. Narcisse revint à Jérusalem, mais, étant désormais centenaire, il s'adjoignit les services d'un évêque plus jeune, le futur saint Alexandre. Il mourut vers 222.

Saint Gaetano Errico

Saint Gaetano ErricoSaint Gaetano Errico est né en 1791. A 16 ans en 1808, il entre au séminaire diocésain de Naples et il y est ordonné prêtre en 1815. Pendant 20 ans il exerce son ministère dans l'église paroissiale des Saints Côme et Damien et il est instituteur. Il accomplit une intense activité apostolique, missionnaire et caritative, marquée par la prière et la pénitence. En 1818, une apparition de saint Alphonse de Liguori lui annonce que Dieu veut qu'il fonde une Congrégation religieuse (ce sera la Congrégation des Missionnaires des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie) et lui demande d'ériger une église en l'honneur de la Vierge des Douleurs à Secondigliano. Aux Jansénistes qui insistaient trop sur la justice de Dieu, répandant dans les âmes peur et malaise, Gaétan Errico oppose l'annonce de la miséricorde divine. Il ne se lasse pas d'exhorter les prêtres: "Si des âmes arrivent emplies de nombreuses fautes, aidez-les à se relever, encouragez-les à la confiance, dites-leur que le Seigneur les pardonne toutes, si elles se repentent de tout cœur." Il donne l'exemple en passant des journées entières au confessionnal, prodiguant ses meilleures énergies dans l'accueil et l'écoute des pénitents. C'est "un véritable martyr du confessionnal" (Jean Paul II). Il meurt en 1860.

Go to top