Sainte Colette de Corbie

Sainte Colette de Corbie et le papeColette Boylet est née en 1381 à Corbie, en Picardie. Orpheline à 18 ans, elle obtint du Père abbé d'un monastère voisin, la possibilité d'entrer chez les béguines d'Amiens malgré son âge. Elle n'y resta qu'un an jugeant leur vie trop douce. Même déception chez les bénédictines, puis chez les clarisses. Son père spirituel, franciscain, comprend son désir d'austérité et la fait entrer dans le Tiers-Ordre de Saint-François comme recluse à Corbie. Mais elle se sent appelée à plus de pauvreté encore. Elle obtient de rencontrer Benoît XIII à Nice, qui reçoit la profession religieuse de sainte Colette dans la règle de sainte Claire et lui confie le soin de réformer et de rétablir le second Ordre de Saint-François, la nommant abbesse de tous les monastères qu'elle sera amenée à fonder ou réformer. Cette décision de l’antipape Benoît XIII sera confirmée par le pape Innocent IV. Colette vient alors en Franche-Comté où la duchesse de Genève, Blanche de Savoie, met à sa disposition une partie de son château de la Balme, d’où elle réforme en premier lieu le monastère de Besançon puis bien d'autres en Savoie, Artois, Allemagne et Belgique. Elle mourra à Gand en 1447 et son corps sera, par la suite, transporté à Poligny dans le Jura.

Sainte Agnès de Bohème, vierge

Sainte agnesFille du roi de Bohème, elle fut élevée par les cisterciennes de Trebniz. Par deux fois, elle refusa les mariages auxquels on la destinait. Elle avait entendu parler de Claire et de François d'Assise et elle voulait suivre leur exemple. Refusant un troisième mariage politique, elle renonça à ses richesses et aux honneurs de son rang. Avec l'appui du pape Grégoire IX, elle se fit clarisse dans un couvent qu'elle avait fondé à Prague. Elle fut en relation avec sainte Claire d'Assise qui lui envoya cinq religieuses. Nous avons encore quatre lettres que lui envoya sainte Claire et qui reflètent l'affection et la sollicitude de la pauvre dame d'Assise pour Agnès en même temps qu'elles sont un trésor de la spiritualité franciscaine. Elle mourut en 1282 dans le couvent dont elle était abbesse.

Saint Chrodegang, évêque

Saint Chrodegang évêque Né vers 712 en Belgique, dans le pays de Hesbaye, Chrodegang fut élevé au monastère bénédictin de Saint-Trond où il apprit à connaître la règle de saint Benoît. Il suivit d’abord la carrière civile et fut chancelier de Charles Martel. Il conserva cette charge sous Pépin-le-Bref, même après sa nomination au siège épiscopal de Metz, le 1er octobre 742.
A la mort de saint Boniface, à partir de 754, il remplaça celui-ci comme légat du pape en Germanie et continua son œuvre d’évangélisation. Attentif à la vie de ses prêtres, il ranima chez eux l’esprit de ferveur et organisa les chanoines de sa cathédrale sous le mode canonial. Il montra le même zèle pour l’observance religieuse dans les monastères de son vaste diocèse et fonda, vers 749, la célèbre abbaye de Gorze, qui deviendra ensuite un chef d’Ordre. En 752, il fut choisi par Pépin pour une ambassade délicate auprès du Pape Étienne II, menacé par les Lombards. Les chantres qu’il ramena de Rome furent à l’origine de l’école grégorienne de Metz dont il est considéré comme le fondateur. De Rome également, il ramena les usages liturgiques. Il eut part à presque toutes les affaires importantes de son temps. Il mourut le 6 mars 766. Son corps fut inhumé dans l’abbaye de Gorze.

Quarante-deux saints martyrs d'Amorium

Au milieu du IXe siècle, le calife de Bagdad avait remporté la victoire contre les Byzantins et, après la prise de la ville d'Amorium en Haute Phrygie, il fit passer les habitants au fil de l'épée ne gardant prisonniers que quarante-deux officiers dans des conditions particulièrement insupportables. A leurs gardiens qui leur demandaient d'abjurer la foi chrétienne pour être libérés, ils répondirent "Que feriez-vous si vous étiez à notre place?" -"Nous changerions de religion, car il n'y a rien de plus cher que la liberté." Pendant sept ans, ils préférèrent la prison pour le Christ, à l'apostasie pour la liberté. Puis, ils furent condamnés à l'exécution capitale en 845. Sur les rives de l'Euphrate devant une foule venue assister à leur exécution, ils s'avancèrent un à un et, sans crainte ni hésitation, présentèrent leur tête au bourreau.

Jeudi 08 Octobre 2020
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