Saints Jacques Do Mai Nam, Antoine Nguyen Dich et Michel Nguyen Huy My, martyrs

Jacques Do Mai Nam était prêtre, Antoine Nguyen Dich, paysan et Michel Nguyen Huy My, médecin. A cause de leur foi catholique ils furent décapités au Tonkin sous l’empereur Minh Mang, en 1838.

Sainte Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal

Sainte Jeanne Françoise de ChantalJeanne-Françoise Frémyot était la fille du président du Parlement de Bourgogne. A vingt ans, elle épousa le baron de Chantal qu'elle aima d'un grand amour. Épouse accomplie, pieuse, elle était une mère parfaite, mais eut la douleur de perdre en bas âge deux de ses six enfants. Après la mort accidentelle de son époux, alors qu’elle n’a que vingt-huit ans, elle se met à l’école de l’évêque de Genève, saint François de Sales, qu’elle découvre lors d’une prédication de carême. Il la libère de ses scrupules. De leur confiance réciproque va naître une grande aventure religieuse et spirituelle. Jeanne-Françoise prend le temps d'établir ses quatre enfants dans la vie et fonde l'Ordre de la Visitation-Sainte-Marie, congrégation destinée aux femmes de santé fragile. Après la mort de saint François de Sales, elle maintiendra intacte cette spiritualité salésienne, surtout la vie intérieure abandonnée à Dieu. Pendant quarante ans, elle souffrira de tentations contre la foi, mais l'amour de Dieu lui suffit, écrivit-elle. Elle meurt en 1641. Elle est la grand-mère de la marquise de Sévigné.

Saint Porcaire, abbé de Lérins et ses compagnons, martyrs

Saint PorcaireIl est abbé de Lérins dans une période troublée puisque la Provence est ravagée par les Sarrasins. En 731, il prend des dispositions : il dissimule les précieuses reliques de l’abbaye et envoie ses plus jeunes religieux en Italie, où ils seront en sécurité. Quand les Sarrasins accostent, ils massacrent tous les membres de la communauté (plusieurs centaines). Seuls quelques rescapés pourront, avec le groupe venant d’Italie, faire renaître la vie monastique sur l’île, sous la houlette de l’abbé Eleuthère. (Fêté le 13 août dans le diocèse de Fréjus-Toulon).

Bienheureux Victoire Diaz y Bustos de Molina, Flavius Argueso Gonzalez, Sébastien Martinez et ses cinq compagnons, Antoine Perulles Estivill, martyrs

Bienheureux Flavius Argueso GonzalezBienheureux Flavius Argueso GonzalezEn Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, neuf Bienheureux martyrs:
- à Val di Moro près de Madrid, Flavius (Atila Argüezo Gonzalez), religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu.
- à Barbastro en Aragon, les Bienheureux Sébastien Calvo Martinez, Pierre Cunill Padros, Joseph Pavon Bueno, Nicaise Sierra Ucar prêtres - Venceslas Claris Vilaregut, sous-diacre - Grégoire Chirivas Lacambra, religieux missionnaires, fils du Cœur immaculé de Marie.
Bienheureux Antoine Perulles EstivillBienheureux Antoine Perulles Estivill- à Marsa en Catalogne, Antoine Perulles Estivill, de la Fraternité des prêtres ouvriers diocésains.
Bienheureuse Victoire Diaz y Bustos de MolinaBienheureuse Victoire Diaz y Bustos de Molina- à Hornachuelos près de Cordoue, Victoire Diez y Bustos de Molina, vierge, maîtresse d’école dans l’Institut thérésien, qui professa publiquement sa foi et, en exhortant les autres au martyre, mérita de le subir elle-même.

Bienheureux Pierre Jarrige de la Morélie de Puyredon, martyr

Né le 19 avril 1737 à Saint-Yrieix (Haute-Vienne), il est prêtre du diocèse de Limoges et chanoine. Il fut déporté sur le ponton flottant les Deux-Associés à Rochefort en 1794 où il fut exposé, moribond, sur le pont, aux brûlures du soleil, jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Bienheureux Innocent XI, pape

Bienheureux Innocent XI, papeCe fut sans aucun doute l'un des papes les plus remarquables d'une époque difficile (1676 - 1689). Il affronte Louis XIV qui n'a pas hésité à s'allier aux Turcs pour abaisser la Maison d'Autriche et qui les incite à marcher sur Vienne. La Pologne et Venise contrecarrent les projets du roi de France grâce à l'action du Pape qui veut arrêter la progression de l'Islam. Innocent XI n'hésite pas à déclarer nulle la "Déclaration des droits de l’Église gallicane" que Louis XIV avait fait voter, grâce à Bossuet, par l’assemblée de 1682. Mais ce défenseur de l’Église est aussi un homme modeste, austère et très charitable comme on put le voir lorsqu'il se porta personnellement au secours des victimes de la peste ou d'autres épidémies. Il veille avec attention à la formation du clergé. Il a été béatifié par Pie XII en 1961.

Bienheureux Florian Stepniak, Joseph Straszewski et Charles Leisner, prêtres et martyrs

Bienheureux Florian StepniakJoseph Stepniak est né à Zdzary, près de Nowe Miasto en Pologne le 3 Janvier 1912. Etudiant il rejoignit le tiers-ordre de Saint-François puis entra au noviciat des capucins de Nowe Miasto où il prit le nom de Florian. Ordonné prêtre le 24 juin 1938 il poursuivit ses études théologiques à Lublin où il fut arrêté le 25 janvier 1940 par la Gestapo avec tous les autres prêtres et religieux. Après avoir été incarcéré dans plusieurs prisons il fut transféré au camp de concentration de Dachau le 14 décembre 1940 où ses compagnons de captivité se souviennent de lui comme d’un vrai “père spirituel” . A l’été 1942 étant tombé gravement malade, il fut considéré comme inutile par les autorités du camp et gazé le 12 août 1942.

Bienheureux Joseph StraszewskiJoseph Straszewski est né à Wloclawek en Pologne le 18 janvier 1885. Ordonné prêtre le 18 juin 1911, il sera successivement curé de plusieurs paroisses de sa région. Arrêté le 7 novembre 1939 avec 9 professeurs et 22 élèves du séminaire de théologie de Wloclawek il sera incarcéré dans la prison de la ville. Il sera transféré, comme des milliers d’autres prêtres, au camp de concentration de Dachau le 25 avril 1941. Epuisé, sous-alimenté il sera également considéré comme improductif et envoyé à la chambre à gaz le même jour que son confrère Florian Stepniak, le 12 août 1942.

Bienheureux Charles LeisnerKarl Leisner est né à Rees en Allemagne le 28 février 1915. Ordonné diacre le 25 mars 1939 on découvre alors qu’il est atteint de tuberculose pulmonaire. Son ordination sacerdotale sera alors reportée tandis qu’il est contraint de partir en convalescence dans un établissement de la Forêt-Noire. C’est là qu’il sera arrêté par la Gestapo le 9 novembre 1939 pour une remarque concernant l’attentat manqué contre Hitler qui avait eu lieu la veille. Incarcéré à Fribourg il sera ensuite transféré au camp de concentration de Dachau en décembre 1940. Sa maladie ne pourra alors qu’empirer. Voyant qu’il allait bientôt mourir, les autres prêtres en captivité, profitant de l’incarcération d’un évêque, le français Mgr Gabriel Piguet évêque de Clermont-Ferrand, résolurent de lui faire conférer l’ordination que son hospitalisation avait retardé. Ce qui fut fait dans la clandestinité le 17 décembre 1944, à l’intérieur du camp, dans le respect absolu des rites prévus. Quelques mois plus tard, en avril 1945, le camp était libéré par les américains et le père Karl Leisner transporté dans un sanatorium, mais il y mourra le 12 août 1945.

Saint Élisée

Saint EliseeLe prophète Élisée était fils de Shafath, dans la vallée du Jourdain. Un jour qu'il labourait avec douze paires de bœufs, le prophète Élie s’approcha et jeta sur lui son manteau, signifiant par là qu'il l'instituait son disciple et l'héritier de son charisme prophétique. Élisée lui demanda alors : « Permets que j'aille embrasser mon père et ma mère, et ensuite je te suivrai ». Élie lui répliqua : « Va, retourne, que t'ai-je donc fait ?». Élisée immola deux bœufs puis, renonçant à tout et sans aller dire adieu aux siens, suivit Élie et se mit à son service.

Dans l'Évangile, Jésus reprend cet appel d'Élie pour la mission, en le rendant plus radical encore. A quelqu'un qui lui promet de le suivre après avoir fait ses adieux aux gens de sa maison, le Seigneur répond : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n'est pas fait pour le Royaume de Dieu » (Luc 9. 62).

Quand Élie eut achevé sa mission, Élisée insista pour le suivre jusqu'au lieu où il devait être enlevé au ciel, et il demanda à son maître de lui léguer une double part de son esprit prophétique. Un char de feu apparut, et Élie monta au ciel dans un tourbillon, laissant glisser à terre son manteau. Élisée le prit et revint sur la rive du Jourdain. Il frappa les eaux en invoquant le « Dieu d’Élie », et les eaux se divisèrent d'un côté et de l'autre pour le laisser traverser à pied sec. La congrégation des Frères Prophètes vint alors se prosterner devant lui, disant : « L'esprit d’Élie s'est reposé sur Élisée ! »

Élisée accomplit son ministère prophétique pendant environ cinquante ans (850-800 av. J.C.), dans le royaume de Samarie, sous les règnes successifs de Joram, Jéhu, Joachaz et Joas. Il exhortait inlassablement les Israélites, rois, puissants et gens du peuple, à se détourner des dieux étrangers, Baal et Astarté, pour retourner au culte du seul vrai Dieu.

Jésus, en sa première prédication dans la synagogue de Nazareth, fait référence à la fois à Élie et à Élisée. Il rappelle la compassion d'Élie pour la veuve de Sarepta et la guérison, par le ministère d'Élisée, de Naaman le Syrien : deux païens auxquels le Dieu d'Israël fait accueil et miséricorde (Luc 4. 25-30).

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