Saints Nicolas Pieck et ses compagnons, martyrs

Martyrs de GorkumNicolas Pieck est né dans la ville de Gorkum (aujourd’hui Gorinchem) aux Pays-Bas, le 29 août 1534. Élevé dans la foi catholique il entra chez les franciscains après des études classiques. Ordonné prêtre en 1558 après des études à Louvain, il se consacra à l’apostolat tout en étant responsable du couvent de Gorkum. Il prêchait notamment contre le calvinisme en explicitant le dogme de la présence réelle de Jésus-Christ dans l’Eucharistie.

En juin 1572 la citadelle de Gorkum fut prise par les calvinistes qui avaient promis aux habitants la liberté de culte. Il n’en fut rien. En quelques jours ils firent prisonniers dix-neuf membres du clergé dont Nicolas Pieck. Celui-ci fut pendu à une poutre avec la corde qu’il portait à la taille, mais celle-ci cassa et il tomba lourdement sur le sol. Tandis qu’il était inanimé ses tortionnaires lui brûlèrent la langue et le palais. Tous furent, quelques jours plus tard, jetés dans la cale d’un navire et transportés jusqu’à la ville de Brielle. Le commandant de la place Guillaume II de la Marck leur promit la liberté s’ils renonçaient à l’autorité du pape et à leur croyance en la présence réelle. La plupart ayant refusé, ils furent pendus le 9 juillet 1572 dans une ancienne grange du monastère abandonné de Ruggen près de Brielle : dix de l’ordre des Frères mineurs et huit du clergé diocésain ou régulier.

Saints Augustin Zhao Rong et 119 compagnons, martyrs

Martyrs de ChineL'évangélisation de la Chine a commencé dès le Ve siècle. Après une période d'éclipse, elle reprend au Moyen-Âge et, dès le XIIIe siècle, Pékin a son premier archevêque, Jean de Monte-Corvino. Après une nouvelle éclipse il y a une reprise des contacts à la fin du XVIe siècle. Commencent alors également les vagues successives de persécutions qui durent jusqu'à nos jours.

C’est pourquoi en ce jour l’Église célèbre des hommes et des femmes de tous âges, des missionnaires européens et des chinois, des évêques, des prêtres, des religieuses, des séminaristes, des catéchistes, de très nombreux laïcs et deux catéchumènes martyrisés en Chine pour leur foi en Jésus-Christ. Ils ont été choisis parmi les milliers de témoins de la foi qui ont donné leur vie pour le Christ dans ce vaste pays. Ils résument une tranche d'histoire de l'évangélisation de la Chine qui va du XVIIe siècle jusqu'à 1930. Ce groupe est composé du protomartyr de l'Église de Chine, le père François Fernandes de Capillas, dominicain espagnol, décapité en 1648, et de 5 autres dominicains espagnols dont un évêque, morts au milieu du XVIIIe siècle. Vingt-six autres martyrs ont témoigné au cours du XIXe siècle, dont les plus connus sont Mgr Dufresse, les Pères Augustin Chapdeleine et Jean-Pierre Néel des Missions Étrangères de Paris, le Père François-Régis Clet, lazariste, ainsi que le premier prêtre chinois martyr, Augustin Zhao Rong, nommé en tête du groupe. 86 autres martyrs ont été victimes de la terrible persécution des Boxers de juin - juillet 1900, dont plusieurs de la famille franciscaine (parmi eux 3 évêques) et 4 jésuites. Enfin un évêque et un prêtre, tous deux Salésiens italiens, sont tués en 1930.

Bienheureuses martyres d'Orange

Martyres d'OrangeSous la Révolution française, cinquante-deux religieuses du Vaucluse furent incarcérées à Orange. Trente-deux d'entre elles furent décapitées. Elles vécurent leur captivité avec une foi exemplaire se chargeant de dire les prières des agonisants dès que l'une d'entre elles montait à l'échafaud et de chanter ensuite le Te Deum. Aucune n'eut peur de la mort, aucune ne signa le serment qui lui eût épargné la mort. Elles chantaient encore un hymne dont le refrain disait : « Bien loin que la guillotine me cause quelque frayeur, mon Dieu me fait voir en elle un moyen très précieux qui, par une voie nouvelle, me conduit droit aux cieux. »

Saint Aurélien d’Arles

Aurélien naît en 499 dans une famille aristocratique burgonde illustrée par son grand-père, saint Rustique, son père, Sacerdos, et son cousin germain saint Nizier (qui seront tous trois archevêques de Lyon, respectivement de 494 à 501, de 542 à 552 et de 553 à 573).

Lui-même sera placé en 546 sur le siège prestigieux d’Arles, qui jouit du pallium et d’un « vicariat » sur les Gaules, par la grâce de Childebert Ier roi des Francs. A Arles, Aurélien déploie une intense activité, il fonde en 548 le monastère des Saints-Apôtres en bordure de ville et un autre dans les murs pour les femmes, qu’il dote de règles d’inspiration bénédictine. Il participe au concile d’Orléans en 549. On voit encore Aurélien intervenir auprès du pape Vigile retenu à Constantinople et pressé par l’empereur Justinien de céder sur la question des « Trois chapitres », en marge de la querelle du monophysisme ; il reçoit du pape une réponse datée du 29 avril 550. Appelé par Childebert, il meurt en chemin en 551 et est inhumé à Lyon dans l’église Saint-Nizier.

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