Saint Laurent Han I-hyong et ses six compagnons, martyrs

Ce catéchiste et ses compagnons (Pierre Nam Kyong-mu, catéchiste, Thérèse Kim Im-i, vierge, Suzanne U Sur-im et Agathe Yi Kan-nan, veuves, Catherine Chong Ch’or-yom et Joseph Im Ch’i-baeg, tous deux baptisés en prison) furent étranglés dans diverses prisons de Séoul en Corée, en 1837.

Saint José Maria de Yermo y Parres

Saint Jose Maria de Yermo y ParresJosé Maria naît en 1851 près de Malinalco, État de Mexico. A 16 ans, il entre dans la Congrégation de la Mission à Mexico. Il fait ses études théologiques à Paris et est ordonné prêtre. Après des premières années d'un ministère prometteur, son état de santé l'oblige à ne desservir que deux petites églises, dont celle d'El Calvario. Il se sent humilié et avec quatre jeunes femmes généreuses, il fonde les Servantes du Sacré-Cœur de Jésus et des pauvres. Il est en butte à de nombreuses épreuves (calomnies, trahison etc.), mais il ne se décourage jamais et, en quelques années, il fonde des écoles, des hôpitaux, des maisons d'accueil pour les personnes âgées, des orphelinats, une maison pour les femmes et, peu avant sa mort, il engage sa famille religieuse dans une mission parmi les indiens Tarahumaras. C'est un "géant de la charité". Il meurt à Puebla de los Angeles en 1904. Dans le monde actuel qui a tant besoin de fraternité et de solidarité, l'exemple de son service, généreux, inventif et concret, contribuera à créer "un climat de fraternité entre tous dans le Christ" a dit de lui Jean Paul II.

Saint Jean-Charles Cornay, martyr

Saint Jean Charles CornayJean-Charles, né à Loudun en 1809, suivit ses études au collège Saint-Louis de Saumur, puis au collège des Jésuites de Montmorillon. Sa vocation surprend ses parents et lorsqu'il envisage de devenir missionnaire il rencontre de leur part réticence et incompréhension. Il mènera son premier combat pour répondre à l'appel de Dieu, en s'opposant à l'avis parental tout en affirmant son amour filial. Il fit un bref passage au séminaire des missions étrangères de Paris, dans une période d'insécurité suite à la révolution de juillet; le séminaire est pris comme cible "Hier on a pénétré dans notre séminaire et l'on a affiché sept ou huit billets portant Mort aux Jésuites de la rue du Bac, et un poignard comme signature." Le départ pour les missions du jeune loudunais fut brusqué afin de remplacer un autre missionnaire. Sa destination devait être Seu-Tchouan en Chine à 2000 km de la côte, il débarqua à Macao après 6 mois de voyage. Il gagne le Tonkin où les deux guides venus à sa rencontre n'arriveront jamais. Voici Jean-Charles Cornay échoué au Tonkin (Vietnam) en pleine persécution, en cette année 1831. Le temps passe et toujours pas d'espoir de rejoindre la Chine. Il est ordonné trois ans plus tard le 26 avril 1834 par Monseigneur Havard à Hanoï après un voyage sur le Fleuve Rouge déguisé en Chinois. N'ayant aucun espoir de rejoindre la Chine par le Tonkin il fait le choix d'y demeurer. Dans le ministère exténuant qu'il exerçât, il était toujours calme, voire gai, même sa santé de plus en plus précaire n'entama en rien sa foi.
Arrêté à la suite d'une délation, il répondit à la torture en chantant. "Après cinquante coups on m'a délié. En arrivant à la prison, j'ai chanté le Salve Regina, le chant à la Vierge". Condamné à avoir les membres coupés, puis la tête, son exemple détermina la vocation de Théophane Vénard. Au milieu de difficultés de toute sorte et jusque dans la mort, Jean-Charles Cornay a proclamé sans crainte sa foi devant les hommes, c’était en 1837.

Saint André Kim Taegon et ses compagnons, martyrs

Saint André Kim TaegonIl fut le premier prêtre coréen, et le premier prêtre martyr durant les quatre grandes vagues de persécutions qui se succédèrent en Corée de 1839 à 1867. Son père, saint Ignace Kim, avait été décapité pour le Christ en 1839. Saint André le fut aussi, après d'horribles tortures, neuf années plus tard; il avait 25 ans. Plus de 10.000 chrétiens donnèrent ainsi le témoignage de leur foi au prix de leur vie. Le Pape canonisa ainsi 103 martyrs de Corée en 1984, parmi eux des jeunes filles de 15 ou 17 ans, des garçons de 13 ans.   
L’Église vénère ainsi, dans une célébration commune, André Kim Tae-gon, Paul Chong Ha-sang et cent un martyrs de Corée qui ont témoigné sans peur de la foi chrétienne, introduite en Corée par quelques laïcs, nourrie et confirmée ensuite par la prédication des missionnaires et la célébration des sacrements. Tous ces athlètes du Christ, dont trois évêques, huit prêtres, et tous les autres laïcs, mariés ou non, vieillards, jeunes et enfants, soumis au supplice, ont consacré, par leur sang précieux, les débuts de l’Église en Corée, en 1839, 1846 et 1866. Saints Siméon Berneux, Antoine Daveluy et Laurent Imbert, évêques ; Just Ranfer de Bretenières, Louis Beaulieu, Pierre-Henri Dorie, Pierre Maubant, Jacques Chastan, Pierre Aumaître, Martin-Luc Huin, prêtres ; Jean Yi Yun-il, André Chong Hwa-gyong, Étienne Min Kuk-ka, Paul Ho Hyob, Augustin Pak Chong-won, Pierre Hong Pyong-ju, Paul Hong-Yong ju, Joseph Chang Chu-gi, Thomas Son Cha-son, Luc Hwang Sok-tu, Damien Nam Myong-hyog, François Ch’oe Kyong-hwan, Charles Hyon Song-mun, Laurent Han I-hyong, Pierre Nam Kyong-mun, Augustin Yu Chin-gil, Pierre Yi Ho-yong, Pierre Son Son-ji, Bénédicte Hyon Kyong-nyon, Pierre Ch’oe Ch’ang-hub, catéchistes ; Agathe Yi, Marie Yi In-dog, Barbe Yi, Marie Won Kwi-im, Thérèse Kim Im-i, Colombe Kim Hyo-im, Madeleine Cho, Élisabeth Chong Chong-hye, vierges ; Thérèse Kim, Barbe Kim, Susanne U Sur-im, Agathe Yi-kan-nan, Madeleine Pak Pong-son, Perpétue Hong Kum-ju, Catherine Yi, Cécile Yu So-sa, Barbe Cho Chung-i, Madeleine Han Yong-i, veuves ; Madeleine Son-So-byog, Agathe Yi Kyong-i, Agathe Kwon Chin-i, Jean Yi Mun-u, Barbe Ch’oe Yong-i, Pierre Yu Chong-nyul, Jean-Baptiste Nam Chong-sam, Jean-Baptiste Chon Chang-un, Pierre Ch’oe Hyong, Marc Chong Ui-bae, Alexis U Se-yong, Antoine Kim Song-u, Protais Chong Kuk-bo, Augustin Yi Kwang-hon, Agathe Kim A-gi, Madeleine Kim O-bi, Barbe Han A-gi, Anne Pak A-gi, Agathe Yi So-sa, Lucie Park Hui-sun, Pierre Kwon Tu-gin, Joseph Chang Song-jib, Madeleine Yi Yong-hui, Thérèse Yi Mae-im, Marthe Kim Song-im, Lucie Kim, Rose Kim, Anne Kim Chang-gum, Jean-Baptiste Yi Kwang-nyol, Jean Pak Hu-jae, Marie Pak Kun-a-gi Hui-sun, Barbe Kwon-hui, Barbe Yi Chong-hui, Marie Yi Yon-hui, Agnès Kim Hyo-ju, Catherine Chong Ch’or-yom, Joseph Im Ch’i-baeg, Sébastien Nam I-gwan, Ignace Kim Che-jun, Charles Cho Shin-ch’ol, Juliette Kim, Agathe Chon Kyong-hyob, Madeleine Ho Kye-im, Lucie Kim, Pierre Yu Taech’ol, Pierre Cho Hwa-so, Pierre Yi Myong-so, Barthélemy Chong Mun-ho, Joseph-Pierre Han Chae-Kwon, Pierre Chong Won-ji, Joseph Cho Yun-ho, Barbe Ko Sun-i, Madeleine Yi Yong-dog.

Bienheureux Thomas Johnson et ses compagnons, chartreux, martyrs

Prêtre anglais arrêté avec d'autres chartreux pour être restés fidèles à l’Église romaine et avoir refusé la suprématie spirituelle du roi Henri VIII, il mourut de faim dans la prison de Newgate en 1537.

Bienheureux Antoine-Constant Auriel, prêtre et martyr

Antoine-Constant Auriel est né à Manobre (dépendant alors de Fajoles, au diocèse de Cahors) le 19 avril 1764. Il est l’aîné de sept enfants. Dès le lendemain de sa naissance, il est baptisé par son oncle, l’abbé Lespinasse, curé de la paroisse. Après des études de théologie au grand séminaire de Cahors, il est ordonné prêtre le 29 novembre 1790, peu avant le décret de l’Assemblée nationale du 26 décembre 1790, imposant au clergé de prêter le serment constitutionnel, tendant à séparer de Rome l’Église de France. Vicaire du curé de Calviac, il est arrêté le 28 avril 1792, accusé d’avoir donné la bénédiction nuptiale à deux citoyens déjà mariés par le curé constitutionnel de Carsac. Considérant que "le délit n’est pas mérité", il est relâché par le Tribunal et revient à Calviac. Mais, le 10 novembre 1793, il doit se présenter, à nouveau, avec d’autres prêtres, à Périgueux pour ne pas avoir signé le serment constitutionnel. Prêtre réfractaire, et donc considéré comme suspect, il doit rester "à disposition de la justice pour arrestation, embarquement et déportation". Le 11 décembre 1793, avec une cinquantaine de prêtres, il est convoyé à pied, de gendarmerie en gendarmerie, de Périgueux à Rochefort. Antoine-Constant est transféré le 25 mars 1794 à bord du bateau négrier "Les Deux Associés". Dans un entrepont de quarante places, quatre cents prêtres sont entassés. Au fil des semaines, les conditions à bord se dégradent par l’arrivée de nombreuses maladies : gale, scorbut, dysenteries. Pour essayer de circonscrire la contamination, on amarre à côté des navires, deux chaloupes qui servent d’hôpital. On y met les malades les plus atteints, les prêtres volontaires servant d’infirmiers. C’est dans cet emploi qu’Antoine-Constant va se distinguer. L’un des survivants, l’abbé Labiche de Limoges, témoignera : "Constant, du diocèse de Cahors fut l’un des premiers qui donna l’exemple de se sacrifier pour ses frères dans le périlleux emploi d’infirmier. Nous le regrettâmes unanimement. C’était un très aimable homme, doué d’un cœur sensible et d’une belle âme. Son extérieur tout seul prévenait singulièrement en sa faveur". Une nouvelle épidémie de choléra et de typhus emportera Antoine-Constant Auriel le 16 juin 1794. Il sera enterré à l’île d’Aix.

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