Saint Raoul, évêque de Bourges

Raoul était fils de Raoul comte de Quercy, proche parent de Wiffroi comte de Bourges, et comme ce dernier, proche parent de la maison royale de France. En 823 il entra à l’abbaye de Solignac en Limousin fondée au VIIe siècle par saint Eloi et il en devint abbé quelques années plus tard. Après avoir aidé à la fondation de plusieurs monastères il fut sacré évêque de Bourges à la fin de 842 dans une période troublée par les guerres que menait Charles le Chauve contre Pépin II, roi d’Aquitaine et descendant direct de Charlemagne. En 845 il participa aux négociations entre les deux belligérants, et en 855 il sacra solennellement roi d’Aquitaine, à Limoges, Charles le Jeune fils de Charles le Chauve malgré son amitié avec Pépin II. Raoul participa à plusieurs conciles, celui de Meaux en 845, de Toul en 859, de Tousy en 860 et de Pitres en 862. Il fut le premier prélat de Bourges qui obtint du pape la qualité de Primat des Aquitaines et des Narbonnaises, au grand dam de l’archevêque de Narbonne. Respecté de tous il rédigea quarante-cinq capitulaires, ou instructions pastorales, pour les prêtres de son diocèse dans lesquelles il indiquait les règles qu’ils devaient observer et qui sont toujours d’actualité, à partir des instructions des pères de l’Église et des canons conciliaires. Il mourut en 866.

Saint Louis de Gonzague

Saint Louis de GonzagaLouis de Gonzague (1568-1591) mourut à vingt-trois ans pour avoir pris un pestiféré sur ses épaules. C'était le couronnement d'une vie qui, du château de Castiglione au noviciat des Jésuites de Rome, s'était déroulée toute droite. Mais cette rectitude avait été acquise au prix d'un effort héroïque de maîtrise de soi par fidélité au plus haut amour.

Saint Joseph Isabel Flores, prêtre et martyr

Jose Isabel FloresJoseph Isabel naît à Santa Maria de la Paz au Mexique le 28 novembre 1866. Devenu prêtre, il est nommé curé de la paroisse de Zapotlanejo, à Jalisco, dans son diocèse natal. Il y restera vingt-six ans. Il était connu pour sa charité, son abnégation, mais aussi son amour de la pauvreté évangélique, sa piété et sa sagesse.

Pourtant, au moment de la persécution anticatholique qui empira à partir de 1924 sous l’action du gouvernement Calles, un ancien compagnon auquel il avait offert sa protection le dénonça aux autorités locales. Il fut arrêté et jeté en prison le 18 juin 1927, alors qu’il se dirigeait vers un ranch où il allait célébrer la messe.

Le 21 juin, il fut conduit de nuit dans le cimetière du village par une escorte de militaires. Arrivés là, ils choisirent un arbre, passèrent une corde à l’une des branches et attachèrent ensuite la corde autour du cou de Joseph Isabel. Commença alors, un petit jeu : le suspendre jusqu’à un début d’asphyxie puis le redescendre ensuite pour qu'il respire. Finalement le chef ordonna qu’on le fusille, mais le soldat chargé de cette besogne ayant reconnu le prêtre qui l’avait baptisé, refusa de tirer. Il fut immédiatement tué ainsi que Joseph Isabel.

Bienheureux Antoine-Constant Auriel, prêtre et martyr

Antoine-Constant Auriel est né à Manobre (dépendant alors de Fajoles, au diocèse de Cahors) le 19 avril 1764. Il est l’aîné de sept enfants. Dès le lendemain de sa naissance, il est baptisé par son oncle, l’abbé Lespinasse, curé de la paroisse. Après des études de théologie au grand séminaire de Cahors, il est ordonné prêtre le 29 novembre 1790, peu avant le décret de l’Assemblée nationale du 26 décembre 1790, imposant au clergé de prêter le serment constitutionnel, tendant à séparer de Rome l’Église de France. Vicaire du curé de Calviac, il est arrêté le 28 avril 1792, accusé d’avoir donné la bénédiction nuptiale à deux citoyens déjà mariés par le curé constitutionnel de Carsac. Considérant que "le délit n’est pas mérité", il est relâché par le Tribunal et revient à Calviac. Mais, le 10 novembre 1793, il doit se présenter, à nouveau, avec d’autres prêtres, à Périgueux pour ne pas avoir signé le serment constitutionnel. Prêtre réfractaire, et donc considéré comme suspect, il doit rester "à disposition de la justice pour arrestation, embarquement et déportation". Le 11 décembre 1793, avec une cinquantaine de prêtres, il est convoyé à pied, de gendarmerie en gendarmerie, de Périgueux à Rochefort. Antoine-Constant est transféré le 25 mars 1794 à bord du bateau négrier "Les Deux Associés". Dans un entrepont de quarante places, quatre cents prêtres sont entassés. Au fil des semaines, les conditions à bord se dégradent par l’arrivée de nombreuses maladies : gale, scorbut, dysenteries. Pour essayer de circonscrire la contamination, on amarre à côté des navires, deux chaloupes qui servent d’hôpital. On y met les malades les plus atteints, les prêtres volontaires servant d’infirmiers. C’est dans cet emploi qu’Antoine-Constant va se distinguer. L’un des survivants, l’abbé Labiche de Limoges, témoignera : "Constant, du diocèse de Cahors fut l’un des premiers qui donna l’exemple de se sacrifier pour ses frères dans le périlleux emploi d’infirmier. Nous le regrettâmes unanimement. C’était un très aimable homme, doué d’un cœur sensible et d’une belle âme. Son extérieur tout seul prévenait singulièrement en sa faveur". Une nouvelle épidémie de choléra et de typhus emportera Antoine-Constant Auriel le 16 juin 1794. Il sera enterré à l’île d’Aix.

Go to top