Sainte Marie-Emilie de Rodat

Sainte Marie Emilie de RodatAprès l'échec de trois essais de vie religieuse, cette aveyronnaise rejoint sa grand-mère dans une sorte de communauté regroupant, au lendemain de la Révolution, d'anciennes religieuses et des personnes pieuses. En 1815, ayant entendu quelqu'un déplorer la disparition des écoles gratuites des Ursulines, elle ouvre une école dans sa chambre où bientôt quarante élèves s'y entassent. Elle devra plusieurs fois émigrer dans des locaux de plus en plus vastes jusqu'à ce qu'elle puisse acquérir en 1817 l'ancien couvent des Cordeliers. C'est là qu'elle fonde la congrégation des religieuses de la Sainte Famille en 1819. Les unes se vouaient à l'instruction des filles pauvres, les autres allaient soigner les malades à domicile. A sa mort quarante maisons avaient été fondées dans divers pays. Elle connut de longues années, plus de vingt ans, de souffrances morales croyant avoir perdu la foi et l'espérance, s'estimant réprouvée. Ce ne fut que dans les dernières années de sa vie qu'elle recouvra la paix intérieure et que Dieu lui fit sentir à nouveau son amitié. Elle mourut à Villefranche-de-Rouergue en 1852.

Saint Théodore de Cantorbéry

Saint Théodore de CantorbéryOriginaire de Tarse en Cilicie, il étudia à Athènes où il embrassa la vie monastique. Déjà âgé, il se rendit à Rome pour y compléter ses connaissances. Il fut consacré archevêque de Cantorbéry par le pape saint Vitalien, pour assurer le primat de l’Église d'Angleterre alors cruellement divisée par la querelle au sujet de l'adoption des usages liturgiques romains, prônés par les Angles et l'abandon des traditions liturgiques celtes que soutenaient les Bretons qui ne s’étaient pas exilés en Armorique. Il visita attentivement le territoire qui lui était confié, réorganisa en profondeur la vie de l’Église anglaise : il fut à l’origine du premier concile de l’histoire britannique à Hertford en 673 ; il répara les multiples divisions qui s’étaient créées entre les chrétiens d’origine celte et ceux d’origine anglo-saxonne et, à Canterbury, ouvrit une école d’études supérieures où l’on enseignait les disciplines classiques de l’Antiquité. De son école sortirent les principaux évêques et réformateurs du christianisme de l’Occident pré-carolingien. Théodore s’éteignit à Canterbury en 690, à près de quatre-vingt-dix ans : il avait posé les fondements de la nouvelle Église anglo-saxonne.

Saint Janvier, évêque et martyr

Saint Janvier Premier patron de Naples, où l'évêque de Bénévent fut martyrisé en 305 durant la persécution arienne de l'empereur Constance, il a de nombreuses fois accordé sa protection à la ville qui le vit donner le témoignage suprême : en 1497 contre la peste, en 1631, 1698, 1767, 1779 contre les destructions qu'aurait pu causer l'éruption du Vésuve ...
Le miracle du sang de saint Janvier qui, de solide, devient liquide trois fois par an dans la cathédrale de Naples se renouvelle régulièrement et demeure le gage de sa sollicitude pour les napolitains.

Saint Charles Hyon Song-mun, martyr

Frère de saint Benoît Hyon Kyong-nyon et catéchiste, il appartenait à une famille qui avait beaucoup souffert pour la foi catholique pendant les vagues de persécutions qui avaient balayé leur pays de Corée à partir du dix-huitième siècle. Son père fut exécuté en 1801, et sa sœur fut martyrisée en 1839. Son épouse et ses fils moururent en prison. Charles servit fidèlement son Église en apportant une aide précieuse aux missionnaires et en encourageant les nouveaux convertis. Il accompagna personnellement le premier prêtre indigène de Corée, saint André Kim Tae-gon, lors d’un voyage dangereux à Shanghaï. Finalement, mis en prison avec d’autres chrétiens, il ne cessa d’exhorter ses compagnons et fut décapité pour le Christ à Séoul en 1846.

Bienheureux martyrs de la guerre civile espagnole

- Marie de Jésus (Marie de la Yglesia y de Varo), Dolorès et Consolata Aguiar-Mella y Diaz, vierges de l’Institut des Filles de Marie des Écoles religieuses, à Madrid;
- Hyacinthe Hoynelos Gonzalez, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu, à Ciempozuelos près de Madrid;
- à Benifayo dans la région de Valence, Françoise Cuallado Baixauli, vierge;
tous tués en haine de la foi catholique, en 1936.

Bienheureux Thomas Welbourne, martyr

Né dans le Yorkshire, en Angleterre, Thomas Welbourne était maître d'école jusqu'à son arrestation pour avoir enseigné la foi catholique. Il fut condamné à mort sous le roi Jacques Ier en même temps que les Bienheureux John Fuithering et William Brown et exécuté par pendaison à York.

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