Saints Romain, Lupicin, Oyend, Claude et Hippolyte, abbés

Originaires d'Izernore, Romain, décédé vers 463, puis Lupicin son frère (+ vers 480) se rendirent au lieu-dit Condat dans les monts du Jura afin d'y pratiquer la vie érémitique. Puis ils construisirent les deux monastères de Condat et de Laucone (aujourd'hui Saint-Lupicin), qu'ils gouvernèrent l'un et l'autre. Par la suite, au nombre des abbés se distinguèrent Oyend (+ vers 510) le Saint législateur, et aussi Claude (+ 699) et Hippolyte (+ vers 772) qui jouirent tous deux de la dignité épiscopale, mais sans juridiction sur un diocèse.

Saint Auguste Chapdelaine, prêtre et martyr

Saint Auguste Chapdelaine prêtre et martyrAuguste Chapdelaine, né en Normandie en 1814, quitte bientôt la ferme paternelle pour entrer à la Société des Missions étrangères de Paris ; il est envoyé en Chine où, après deux années d’activités missionnaires, il est arrêté par des soldats à Xilinxian, dans la province chinoise de Guangni, avec plusieurs néophytes, parce qu’il avait, le premier, semé la foi chrétienne dans cette région ; il fut, sur l’ordre du grand mandarin, frappé de trois cents coups de rotin, enfermé dans une cage étroite et enfin décapité en 1856.

Bienheureux Timothée Trojanowski, martyr

Bienheureux Timothée TrojanowskiNé en Pologne en 1908, il entre chez les Franciscains conventuels en 1930. Il est arrêté le 14 octobre 1941 par les nazis à cause de son activité religieuse et déporté au camp d’extermination d’Auschwitz où il meurt de pneumonie le 28 février 1942. Des survivants témoignent : « Frère Timothée supportait tout avec force, il ne se décourageait pas, il consolait au contraire les prisonniers laïcs qui travaillaient avec nous, les exhortant à la confiance en la protection divine ».

Bienheureux Daniel Brottier, prêtre

Bienheureux Daniel BrottierDaniel Brottier naît en 1876 à La Ferté-Saint-Cyr (Loir-et-Cher). Il est d’abord ordonné prêtre diocésain puis entre chez les Spiritains. En 1903 il est envoyé à Saint-Louis-du-Sénégal. Très actif, il y fonde un patronage, un jardin d’enfants, un comité de l’enfance, un bulletin paroissial et une chorale. Sa santé l’oblige à revenir en métropole une première fois puis définitivement en 1911. Il se repose et tente une courte expérience chez les cisterciens de Lérins. Il est finalement nommé vicaire général de l’évêque de Dakar, avec résidence en France et mission de lever des fonds pour la construction de la cathédrale. Bien qu’exempté, il se porte volontaire pendant la guerre de 1914 où il sert sur le front. En 1923, sa congrégation le sollicite pour prendre la responsabilité des Orphelins Apprentis d’Auteuil, œuvre qu’il redresse financièrement, pour laquelle il fait construire un sanctuaire à sainte Thérèse de Lisieux pour laquelle il a une grande dévotion, et qu’il développe considérablement. Il meurt à Paris le 28 février 1936.

Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus
(Thérèse de Lisieux)

image021Thérèse Martin est la cinquième et dernière fille d'une famille chrétienne où elle grandit "entourée d'amour." Elle a 4 ans quand la mort de sa mère introduit une brisure dans sa vie. Le père s'installe alors à Lisieux pour se rapprocher d'une partie de sa famille.     
Deuxième drame qui ébranle Thérèse enfant : ses sœurs Pauline et Marie, qu'elle avait choisies successivement comme "petite mère" entrent au Carmel. La nuit de Noël, par une grâce puissante, elle retrouve le joyeux équilibre de son enfance et s'élance, dans "une course de géant", vers le Dieu-Amour qui l'a saisie. Avec audace, elle va jusqu'à Rome se jeter aux pieds du pape, pour demander d'entrer au Carmel alors qu’elle n’a que quinze ans.
Elle l’obtint finalement, le 9 avril 1888.
Avec une fidélité héroïque, elle y poursuit sa route vers la sainteté. Le Seigneur lui découvre peu à peu sa "petite voie" d'abandon et de confiance audacieuse. Durant sa longue maladie, la tuberculose, elle est conformée au Christ dans le mystère de son agonie pour le salut des pécheurs qui n'ont pas la foi. Elle meurt à 24 ans le 30 septembre 1897, promettant de faire tomber sur la terre "une pluie de roses" et de passer son ciel à faire du bien sur la terre.      
Quelques années plus tard, le récit de sa vie, écrit par obéissance, connaît un succès populaire époustouflant et les témoignages de grâces obtenues par son intercession affluent au monastère, si nombreux que le Pape parle d'un "ouragan de gloire". Proclamée patronne des missions de l’Église universelle puis docteur de l’Église en 1997.         

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