Saint Chad ou Ceadda de Liechfield, évêque

Frère de saint Cédric, abbé de Lastingham, à York en Angleterre, il y pratiqua la stricte observance de la règle de saint Columba. Évêque d'York, il sut s'effacer humblement lorsque cette charge lui fut retirée par saint Théodore, archevêque de Cantorbéry, et il fixa son siège épiscopal à Lichflield où il mourut peu après, en 672. Ses reliques sont conservées dans la cathédrale de Birmingham.

Bienheureux Charles le Bon, martyr

Charles le bonCharles Ier de Flandre, dit Charles le Bon, né Charles de Danemark vers 1083, est le fils du roi du Danemark Knut IV et d'Adèle de Flandre. Son père ayant été assassiné en 1086, il est emmené par sa mère en Flandre où il grandit à la cour de son grand-père Robert Ier et de son oncle Robert II. Il part à la croisade en 1096 puis devient un proche conseiller du nouveau comte Baudouin VII. En 1118, il épouse l'héritière du comte d'Amiens, Marguerite de Clermont. En 1119, il devient comte de Flandre, titre qu’il devra défendre vaillamment face à de nombreux opposants. Charles de Danemark gagne rapidement une réputation de grande vertu et de générosité envers les pauvres, ce qui lui vaut son surnom de “bon”. Sa bonté s’exerçait sans affectation ; il est bon sans être faible, et naturellement fort pieux. Sa réputation est telle que le siège impérial et le trône de Jérusalem lui sont tour à tour proposés. Mais il décline ces deux offres, arguant qu’il préférait se consacrer au bonheur de ses sujets flamands. L’hiver 1126-1127 est particulièrement terrible en Flandre. Charles empêche que le grain soit vendu à des prix excessifs, ordonne que la moitié des semis à planter soient des semis de pois et de fèves, qui arrivent à maturité plus rapidement que les blés ; il visite les greniers des riches et organise la distribution de leurs grains en les vendant à coût modéré, faisant reverser le bénéfice à leurs propriétaires légitimes, distribue pain et argent, et interdit la fabrication de la bière. Mais le 2 mars 1127, il est brutalement assassiné dans l’église St-Donatien de Bruges pendant la messe du mercredi des Cendres par des marchands à la solde de la branche cadette de Flandre. Très populaire, Charles a été très vite considéré comme un martyr et un saint.

Saint Léger, évêque d'Autun, martyr

Saint Leger dAutunNé vers 616, il est issu de la noblesse Franque, élevé à la cour du roi Clotaire II, avant d’être envoyé à Poitiers où il effectue des études sous la direction de l’évêque Didon, son oncle. Après avoir été ordonné prêtre, il entre à l’abbaye de Saint-Maixent, dont il est plus tard élu abbé et qu’il place sous la Règle de Saint-Benoît. Lorsque Clovis II décède, sa veuve, sainte Bathilde, rappelle Léger à la cour afin qu’il prenne en charge l’éducation de son fils, Clotaire III. En 663, il est nommé évêque d’Autun tout en continuant à agir comme conseiller de la reine. Durant son épiscopat, il tente de réformer le clergé de son diocèse mais bientôt il se retrouve impliqué dans les querelles politiques. Après avoir été condamné à l’exil à Luxeuil, il revient à Autun où il subit les représailles d’Ebroïn, le maire du palais, qui lui fait mutiler les yeux et la bouche avant de le laisser pour mort au fond d’une forêt. Cependant, il est recueilli et soigné par le soldat qu’on avait chargé de l’accompagner. Plusieurs années plus tard, il est emprisonné au monastère de Fécamp, en Normandie, où il passe plusieurs années avant d’être exécuté en 679. "La complainte de Saint-Léger", écrite en 970, sera l'un des tout premiers textes littéraires de la langue romane, qui commence à devenir une langue populaire.

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