Saint Jean de Dieu, religieux

Saint Jean de DieuA huit ans, pour des raisons que l'on ignore, le petit portugais Joao Ciudad fait une fugue et se retrouve, vagabond, sur les routes. Pendant 33 ans, il va mener une vie d'errance : enfant-volé puis abandonné par un prêtre-escroc, il parcourt l'Espagne. Tour à tour berger, soldat, valet, mendiant, journalier, infirmier, libraire... Le vagabond, un moment occupé à guerroyer contre les Turcs en Hongrie, se retrouve à Gibraltar. Et c'est là qu'un sermon de saint Jean d'Avila le convertit. Il en est si exalté qu'on le tient pour fou et qu’on l'enferme. Puis son dévouement éclot en œuvres caritatives. Tout ce qu'il a découvert et souffert, va le faire devenir bon et miséricordieux pour les misérables. Il collecte pour eux, ouvre un hôpital, crée un Ordre de religieux, l'Ordre de la Charité. L'hôpital qu'il a fondé à Grenade donnera naissance aux Frères Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu. Au moment de mourir, en 1550, il dira: "Il reste en moi trois sujets d'affliction : mon ingratitude envers Dieu, le dénuement où je laisse les pauvres, les dettes que j'ai contractées pour les soutenir."

Saint Étienne d'Obazine, abbé

Tombeau de saint Etienne d'ObazineEn quête de Dieu, Étienne hésita entre la vie d’ermite, de chanoine et de moine. Il proposa à ses disciples de vivre en commun l’idéal du désert. Il établit, par la suite, ses communautés sous la dépendance de Cîteaux qui, à la même époque, garantissait ce genre d’observance et s’agrégea à l’Ordre cistercien avec les trois monastères qu’il avait fondés. Il mourut en 1159 au monastère d'Obazine (ou Aubazine), dans le Limousin, qu’il avait fondé.

Bienheureux Faustin Miguez, prêtre

Bienheureux Faustin Miguez prêtreNé en 1831, prêtre des Clercs réguliers des écoles religieuses, il se donna tout entier à sa charge d’enseignant, avec une activité pastorale qui lui valut d’être reconnu comme maître et expert, et il fonda la Congrégation des Filles de Calasanz. Il mourut à Getafe près de Madrid, en 1925.

Saint Denis de Paris et ses compagnons, Eleuthère et Rustique, martyrs

Saints Denis Eleuther et RustiqueLe Patron de Paris fut son premier évêque. Il meurt martyr au milieu du IIIème siècle. Les premiers récits parlent également de ses deux compagnons : le prêtre Eleuthère et le diacre Rustique.

Le nom de saint Denis apparaît vers 520 dans "la Vie de sainte Geneviève" qui témoigne de la dévotion de la sainte envers l'évêque martyr. C’est elle qui obtint l’édification d'une église sur sa tombe, l'actuelle basilique Saint-Denis.

Un demi-siècle plus tard, le martyrologe hiéronymien mentionne la déposition de saint Denis et de ses compagnons au 9 octobre et saint Venance Fortunat atteste la diffusion de son culte jusqu'à Bordeaux. Dans les mêmes années, l'historien saint Grégoire de Tours raconte que vers 250, le pape de Rome avait envoyé Denis en Gaule avec six autres évêques pour y porter l'Evangile. Celui-ci se fixa à Lutèce où il ne tarda pas à être mis à mort sous la persécution de Dèce (250) ou de Valérien (258).

A partir de 835, Hilduin, abbé du monastère de Saint-Denis élabora un récit unissant sous un seul nom, et sans aucune vraisemblance, Denis de Paris, Denys l'Aréopagite, converti par saint Paul et Denys le Mystique, auteur de célèbres ouvrages de théologie.

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