Sainte Domitille, martyre

Sainte Domitille, martyreFlavia Domitilla appartenait à une famille sénatoriale romaine considérable apparentée aux Flaviens : elle même était la nièce (ou peut-être l’épouse ?) de Flavius Clemens, qui fut consul à Rome en 95 après Jésus-Christ. Or ce Flavius Clemens était neveu de l’empereur Vespasien et cousin de l’empereur Domitien qui le fit mettre à mort à cause de ses sympathies religieuses pour le christianisme. On réalise la pénétration très rapide du christianisme à Rome jusque dans les milieux aristocratiques, que reflète encore cette mention de saint Paul dans son épître aux Philippiens : « Tous les fidèles vous saluent, spécialement ceux qui font partie de la maison de César » (IV 22). Lors de cette persécution, à l’extrême fin du premier siècle, Flavia Domitilla fut exilée, quant à elle, sur l’île de Ponza où elle mourut dans l’incendie volontaire de sa maison par un envoyé de l’empereur. Elle abandonnait à la communauté chrétienne son domaine de la via Ardeatina, à Rome, qui abrita autour des tombes de membres de la famille comme celle de sainte Pétronille ou des saints Nérée et Achillée (chambellans de sainte Flavia Domitilla), le plus grand cimetière souterrain de la Ville où sur plus de 15 km furent ensevelis au moins 150 000 personnes et qui porte aujourd’hui le nom de catacombe de Domitille.

Saint Augustin Roscelli, prêtre

Né à Bargone de Casarza petit village d’Italie, le 27 juillet 1818, Augustin est baptisé le même jour parce que l'on craint pour sa vie. Sa famille, pauvre et très chrétienne lui confie la garde des moutons. Au mois de mai 1835, lors d'une courte retraite paroissiale il sent l'appel décisif à la prêtrise et se rend à Gênes pour entreprendre des études. Il sera ordonné le 19 septembre 1846.
L'abbé Augustin Roscelli est alors affecté à la bourgade populaire de S. Martino d'Albaro. Au confessionnal, il acquiert une connaissance concrète de la triste réalité et du danger moral dans lequel se trouvent beaucoup de jeunes filles qui, pour trouver du travail, quittent leur village pour la ville, devenant ainsi des proies faciles. Dès lors il ne cessera d’aider aussi bien les enfants que les jeunes ou les prisonniers. Pour les jeunes filles notamment il créera des ateliers de couture afin de leur permettre de gagner leur vie mais aussi pour les préparer aux difficultés de l’existence en leur donnant une instruction morale et religieuse.
Encouragé par les institutrices des ateliers de couture, mais aussi par son évêque et même le pape Pie IX, il créera la congrégation des « Sœurs de l’Immaculée » qui devait essaimer bien au-delà de sa région d’origine et de l’Italie. Augustin, ce « pauvre prêtre » comme il se définissait lui-même, rendit son âme à Dieu le 7 mai 1902.

Bienheureuse Gisèle

Fille d'Henri II de Bavière et de Gisèle de Bourgogne, la bienheureuse Gisèle, née en 1014, fut la sœur de saint Henri, empereur d'Allemagne, et l'épouse de saint Étienne, roi de Hongrie. Elle eut une vie paisible et heureuse auprès d'un mari aimant et, dit-on, toujours d'humeur joyeuse. Après sa mort, en 1038, la bienheureuse Gisèle regagna la Bavière, son pays natal, et passa ses vingt dernières années en l'abbaye de Niedernburg où elle mourut en 1060.

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