Saints Côme et Damien, martyrs

Saints Come et DamienDès le 5ème siècle, on trouve, en Orient et à Rome, des basiliques, des oratoires, des hôpitaux qui portent leurs noms. Il est très vraisemblable qu'ils soient morts ensemble pour la foi dans la ville de Tyr en Syrie. Peut-être même étaient-ils frères, selon ce que dit la légende. Venus d'Arabie pour exercer la médecine, ils soignaient les pauvres, délivraient les possédés, rendaient l'espoir aux affligés, sans demander d’honoraires pour leurs interventions. Ils finirent victimes des persécutions de Dioclétien et furent décapités en 303.

Côme et Damien ont été les derniers saints dont les noms furent insérés dans le canon Romain (Prière eucharistique I).

Sainte Thérèse Couderc

Sainte Therese CoudercMarie-Victoire Couderc, qui prendra en religion le nom de Marie-Thérèse, naquit en Ardèche, le 2 février 1805. C'est au retour du collège, pendant une mission que prêchent les missionnaires diocésains, qu'elle rencontre l'abbé Etienne Terme, qui l'appelle à Aps puis à La Louvesc en 1826 pour devenir, en 1828, la supérieure de la petite communauté hôtelière qui accueille les pèlerins venus vénérer saint Jean-François Régis. Avec les années, elle deviendra la supérieure des communautés qui se fondent ailleurs et elle les marque par la clarté de son jugement, les orientant vers les retraites spirituelles plus que vers la seule hospitalité. Elle sera si discrète et si attentive à se faire oublier, que personne ne pensera à la reconnaître comme la véritable fondatrice. La disparition du P. Terme en décembre 1834 et les difficultés financières vont lui ouvrir une longue période d'obscurité et d'humiliation. Pour diriger la « congrégation des sœurs de la Retraite Saint-Régis », les pères jésuites substituent, avec l'accord de l'évêque, une personne riche et de meilleure éducation que celle de la petite paysanne. Mais ce fut un échec. Mère Thérèse assume cette incompréhension et ce dépouillement sans dépression ni tristesse, ce qui la conduit au plus près du Christ. A partir de 1852, une nouvelle supérieure, Mère de Larochenégly, entoure d'une estime croissante « l'ancienne de l'Ordre ». Et c'est ainsi que Mère Thérèse est envoyée à Paris en mars 1855. Pendant ce même séjour, Mère Thérèse ne reste pas inactive et ne se met pas à l'écart de la vie de la communauté. Elle est même responsable d'un véritable catéchuménat, des catéchismes pour les adultes et les adolescents qui ont manqué de formation religieuse dans leur enfance. Ce qu'elle vit, « livrée à Dieu » lui confère un rayonnement persuasif. Désormais, elle exerce une réelle influence spirituelle même si elle n'a aucune autorité dans les structures de gouvernement de la congrégation. « Oh, si l'on pouvait comprendre d'avance quelles sont les douceurs et la paix qu'on goûte quand on ne met pas de réserve avec le Bon Dieu ! Comme il se communique à l'âme qui le cherche sincèrement et qui a su se livrer. Que l'on en fasse l'expérience et l'on verra que c'est là le bonheur que l'on cherche en vain sans cela. L'âme livrée a trouvé le paradis sur la terre puisqu'elle y jouit de cette douce paix qui fait partie du bonheur des élus. » A la mort de son fondateur, la petite communauté se scinda en deux branches, l'une s'adonnant à l'enseignement tandis que l'autre, sous la conduite de sainte Thérèse Couderc, se consacra à l’œuvre des Retraites spirituelles, donnant ainsi naissance à la Congrégation de Notre-Dame du Cénacle. Elle meurt en 1885.

Saint Sébastien Nam I-gwan et neuf compagnons, martyrs

En 1839, à Séoul en Corée, ils furent décapités pour la foi chrétienne après d’atroces supplices, un jour non précisé de ce mois à la suite de toutes les souffrances qu'ils avaient endurées. Les saints Ignace Kim Che-jun, Charles Cho Shin-ch’ol, Colombe Kim Hyo-im, vierge ; Madeleine Pak Pong-son et Perpétue Hong Kum-ju, veuves ; Juliette Kim, Agathe Chon Kyong-hyob et Madeleine Ho Kye-im ; avec eux sont commémorées les saintes martyres Lucie Kim, Catherine Yi, veuve, et sa fille Madeleine Cho, vierge, détenues en prison pour le Christ.

Bienheureux martyrs de la guerre civile espagnole

En divers lieux d’Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, neuf bienheureux martyrs :

  • à Madrid, Léon (Emmanuel Legua Marti), prêtre du Tiers-Ordre franciscain;
  • à Barcelone, Joseph Vidal Segu, prêtre dominicain;
  • à Benifallim en Galice, Marie Jorda Botella, vierge;
  • à Valence, Raphaël Pardo Molina, religieux dominicain, Marie du Refuge (Thérèse Rosar Balash) et Marie du Calvaire (Josèphe Romero Clariana), vierges, de l’Institut de la Doctrine chrétienne;
  • dans la région de Valence, à Puerto de Canal, Crescence Valls Espi, vierge;
  • à Bonifairo de Valldigna, Marie de l’Oubli Noguera Albelda, vierge;
  • à Gilet, Bonaventure (Jules Esteve Flors) prêtre capucin.         

Saint Ménélé

Saint MénéléMénélé naquit à Précigné en Anjou vers l’an 655. Il était le fils de l’important seigneur Amanulfe et de Docule. Il aimait se recueillir et prier, notamment à la chapelle Saint-Martin de Précigné. Son père, qui comptait sur lui pour gérer son domaine souhaita le marier. Il lui trouva une fiancée digne de son rang : Sense, fille du seigneur Baronte habitant Nantilly, près de Saumur. Mais Ménélé voulant se consacrer uniquement à Dieu s’enfuit de la maison paternelle la veille de ses noces avec deux jeunes serviteurs, Savinien et Constance. Les trois fugitifs étant parvenus en Auvergne entrèrent à l’abbaye de Corméry, où ils restèrent sept ans.

Ayant appris qu’un ancien monastère était en ruines au village de Menat dans la vallée de la Sioule, toujours en Auvergne, Ménélé décida en 685 de le restaurer en se faisant aider de ses deux compagnons. Il réussit si bien que de nombreux disciples arrivèrent. Ayant été choisi comme premier abbé il imposa alors la règle de saint Benoît qui était encore peu usitée en Occident. Son abbaye eut un très grand rayonnement bien au-delà de sa mort qui survint en 720.

Go to top