Sainte Clotilde Paillot et ses compagnes, martyres

Le couvent de Valenciennes, où 32 Ursulines enseignaient, ayant été fermé par les révolutionnaires, elles avaient décidé de partir pour la ville de Mons, appartenant alors à la couronne autrichienne.
Mais en 1794, la ville tomba aux mains des Français, lors de la bataille de Fleurus. Les religieuses furent faites prisonnières, 21 parvinrent toutefois à s'échapper. Des 11 qui furent jugées et condamnées pour "fanatisme", "trahison" et "port d'habit prohibé", cinq furent guillotinées le 17 octobre 1794. Les six autres le furent 23 octobre suivant.

C’étaient les bienheureuses Marie-Clotilde de Saint-François-Borgia (Clotilde-Josèphe Paillot), supérieure, et cinq de ses compagnes. Avec elles fut aussi guillotinée une clarisse, Joséphine Leroux, qui avait trouvé refuge dans leur couvent.

L’admiration du peuple répondit à la foi de ces femmes : à l’une de ces jeunes sœurs qui avouait sa frayeur d'être guillotinée, la Mère Supérieure répondit : "je passerai devant vous, pour vous montrer l'exemple."et aux soldats de l'escorte: "Nous vous sommes fort obligées, c'est le plus beau jour de notre vie !" 

Saint Séverin Boèce, martyr

Philosophe et théologien né dans une famille noble de Rome, Anicius Manlius Torquatus Severinus Boetius avait fait ses études à Athènes et Alexandrie. Il fut nommé consul sous le roi Théodoric qui lui faisait confiance et lui donna le titre de Maître des Bureaux. En raison de l’arianisme du roi, leurs relations se détériorèrent et conduisirent Boèce au martyre en 525. Célèbre par sa science et ses écrits, en prison, il écrivit encore un traité “Sur la consolation de la philosophie” et servit Dieu avec droiture jusqu’à la mort. Sur son tombeau fut élevée à Pavie la basilique « San Pietro in Ciel d’Oro » qui abrite aujourd’hui sa dépouille et celle de saint Augustin, ramenée d’Hippone.

Saint Paul Tong Viet Buong, martyr

Fils et petit-fils de mandarins, Paul Buong était capitaine dans la garde royale. Le roi Minh-Mang ayant appris qu'il était chrétien, le fit emprisonner. A chaque séance, le juge lui demandait : Veux-tu abandonner la religion ? Non, disait-il, mon Dieu a créé le ciel et la terre et tout ce qu'ils contiennent, je l'ai toujours adoré ; comment pourrais-je maintenant l'abandonner ? Après quinze mois d'emprisonnement, il fut décapité à Tho-duc, près de Huê, le 23 octobre 1833."    

Saint Jean de Capistran

St Jean de CapistranOriginaire d'une famille de condotottiere allemand, à Capestrano dans le royaume de Naples, Jean étudie le droit. Gouverneur et capitaine de Pérouse, il se marie mais perd sa femme alors qu’il n’a que 29 ans. Il se convertit et parcourt alors Pérouse, monté à rebours sur un âne, coiffé d'une mitre en carton où se lisaient ses plus gros péchés. Il peut alors entrer chez les franciscains de Pérouse. Ses qualités de juriste et son grand souci d'une vie religieuse plus rigoureuse lui valent de rédiger les nouvelles Constitutions de la branche "observante" de l'Ordre franciscain. Il rédige aussi, pour ses frères prêtres, le "Miroir des clercs" qui aura un grand succès. Formé à la prédication par saint Bernardin de Sienne, il devient un grand prédicateur populaire qui prêche la dévotion au nom de Jésus. Fin diplomate, il est employé par plusieurs papes pour des missions délicates, en particulier pour la conversion des milieux hussites en Bavière, en Saxe, en Silésie et en Pologne. La grande affaire de sa vie sera la prédication de la croisade contre les Turcs qui, par la prise de Constantinople en 1453, ont anéanti l'empire des chrétiens d'Orient sous le regard indifférent des chrétiens d'Occident. Mais alors qu'ils menacent aussi l'Europe, Jean consacre toute son ardeur à convaincre les Occidentaux de l'urgence des temps. Les Hongrois le suivent. Il accompagne leur armée, dirige la bataille et l'avance turque est stoppée près de Belgrade en 1456. Saint Jean de Capistran mourra de la peste noire sur les bords du Danube quelque temps après, en 1456.

Bienheureux Thomas Thwing, martyr

Il donna sa vie par fidélité à l'Eglise catholique. Il fut arrêté et décapité à York en Angleterre l’an 1680 pour ne pas renier sa foi.

Bienheureux Jean le Bon

Né à Mantoue, il exerça le métier de bouffon dans les palais et y mena une vie de plaisir, pas toujours très conforme aux exigences évangéliques. Une grave maladie le fit réfléchir. Il se repentit. Ne sachant ni lire, ni écrire, seulement chanter, il devint ermite et impressionna par ses austérités et sa fidélité à l'Eglise. A ceux qui voudraient entrer en dissidence dans des mouvements religieux divers, il fait comprendre et vivre les exigences de la foi. Des disciples affluent. Il doit fonder plusieurs maisons à leur intention. Après sa mort en 1249, elles fusionneront avec celles des Ermites de Saint-Augustin.

Bienheureux 10 martyrs espagnols

En Espagne dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile en 1936, les bienheureux martyrs :  

  • Ildefonse Garcia et Justinien Cuesta, prêtres, ainsi que Euphrase de Celis, Honorin Carracedo, Thomas Cuartero et son frère Joseph, religieux passionistes, fusillés à Manzanares en Nouvelle Castille
  • dans la région de Valence, Léonard Olivera Buera, prêtre, à El Saler
  • à Benmaclet, Ambroise Léon (Pierre Lorente Vicente), Florent-Martin (Alvare Ibañez Lazaro) et Honorat (André Zorraquino Herrero) frères des Écoles chrétiennes.

 

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