Sainte Marie-Euphrasie Pelletier

Née le 31 juillet 1796 à Noirmoutier, en pleine tourmente révolutionnaire, Rose-Virginie Pelletier fit ses études à Tours où elle découvrit le « Refuge de Notre-Dame de charité », un couvent austère qui accueillait les « filles repenties ». Appelée à la vie religieuse, elle se consacre au relèvement des « filles tombées » en créant à Angers un nouveau refuge qu'elle appelle « Le Bon Pasteur ». Rose-Virginie, qui était devenue en religion Marie-de-Sainte-Euphrasie, mourut le 24 avril 1868.

Sainte Marie-Elisabeth Hesselblad

Bienheureuse Marie Elisabeth HesselbladElisabeth Hesselblad est née à Faglavik (sud-ouest de la Suède), dans une famille luthérienne le 4 juin 1870. Très jeune, réalisant que ses camarades de classe appartiennent à diverses confessions chrétiennes, elle se demandera : « Où est le vrai bercail du Christ ? ».

Elle contracte très jeune plusieurs maladies qui lui laisseront des séquelles pour toute la vie. Cela ne l’empêchera pas de s’embarquer en 1888 pour l’Amérique afin d’aider financièrement sa famille en étant infirmière à l’hôpital Roosevelt.

En 1900 elle revient en Europe et à l’occasion d’un voyage à Bruxelles assiste avec des amies catholiques à une procession du Saint-Sacrement à la cathédrale Sainte-Gudule. Estimant n’avoir à s’agenouiller que devant Dieu seul, elle s’écarte pour ne pas choquer ses compagnes agenouillées. Mais bientôt elle fut troublée et tomba à genoux. Elle alla trouver un prêtre qui la préparera, la recevra dans l’Église en la fête de l’Assomption et lui donnera la Sainte Communion quelques jours plus tard.

Fin 1902 elle part en pèlerinage à Rome et visite, place Farnèse, la maison où sainte Brigitte de Suède a vécu pendant 19 ans alors occupée par des Carmélites. Elle y reviendra deux ans plus tard pour s’y consacrer entièrement à Dieu. Malgré sa santé chancelante elle reçoit l’habit gris des Brigittines et fait profession le 22 juin 1906 en la fête du Sacré-Cœur. Elle est mue par le désir de promouvoir l’unité des chrétiens et le retour de son pays au catholicisme, tout en diffusant la dévotion aux saintes suédoises Brigitte et Catherine, dont elle développera l’ordre.

Elle fonde un premier couvent en Suisse puis un autre en Angleterre. Lorsque les Carmélites quittent leur maison de Rome, Elisabeth et ses religieuses s’y installent. En 1935 elle fonde un couvent brigittin dans son pays à Vadstena et un autre au sud de l’Inde.

Au cours de la seconde guerre mondiale elle hébergera de nombreux juifs dans son couvent de la place Farnèse à Rome, ce qui lui vaudra d’être reconnue « juste parmi les nations » en 2004.

Elle s’est éteinte le mercredi de Pâques, le 24 avril 1957 et a été canonisée le 5 juin 2016.

Saint Pierre de Betancur

Pierre de Bétancur est né à Villaflore dans l’île de Ténérife aux Canaries en 1626. C’est un descendant de Jean de Bétancourt, un normand conquérant des Canaries.
Lorsqu’il entend son oncle, religieux missionnaire, parler des indiens d’Amérique à évangéliser, il se sent poussé à y consacrer sa vie. Après mûre réflexion il embarque pour l’Amérique et débarque à Cuba en 1649. Deux ans plus tard il part pour le Guatemala. Manquant d’une instruction suffisante pour devenir prêtre, il entre dans le tiers-ordre franciscain sous le nom de Frère Pierre de Saint-Joseph.
En 1658 il crée la « Petite Maison de Notre-Dame de Bethléem » pour accueillir les enfants des rues et les alphabétiser, mais aussi les malades et les pauvres. Cette œuvre donnera naissance à un nouvel ordre religieux, les hospitaliers Bethlémites dont les Constitutions seront approuvées par Rome quelques années plus tard.
Il décédera le 25 avril 1667 à Antigua près de la ville de Guatémala. Il est le premier saint du Guatemala et de Ténérife.

Saint Fidèle de Sigmaringen, prêtre et martyr

Marc Roy (1578-1622) fut avocat à Colmar avant d'entrer chez les Capucins de Fribourg-en-Brisgau, où il devint le Père Fidèle de Sigmaringen. Religieux plein de charité et prédicateur populaire, il fut désigné par la Congrégation de la propagation de la foi à une mission chez les Protestants des Grisons (Suisse), mais il ne tarda pas à y être massacré.

Saint Benoît (Ange) Menni, prêtre

St Benoit MenniAngelo Ercole Menni est né à Milan le 11 mars 1841, cinquième d’une famille de 15 enfants. Tous les soirs la famille récitait le chapelet en commun.
A 17 ans, après un passage dans une banque, Angelo Ercole décide de se consacrer à Dieu. Lors de la bataille de Magenta, il se porte volontaire comme brancardier et prend grand soin des blessés qui lui sont confiés. Sa vocation est née, il entre au noviciat des Frères de Saint-Jean-de-Dieu, à l’hôpital Sainte Marie d’Aracoeli de Milan le 1er mai 1860 et y fait profession sous le nom de Frère Benoît.
Après des études philosophiques et théologiques à Lodi et à Rome, il est ordonné prêtre en 1866. Un an plus tard, le pape Pie IX, à la demande du général de l’ordre des frères hospitaliers, l’envoie en Espagne restaurer l’Ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu.
Il arrive dans un pays ravagé par les lois anticléricales, qui le contraindront à vivre d’abord dans la clandestinité et à surmonter de multiples obstacles.
Il commencera par créer un hôpital pour quelques enfants. Menacé, expulsé à plusieurs reprises, il reviendra clandestinement en Espagne, en passant même une fois par le Maroc, et persévérera sans cesse dans la tâche qui lui avait été fixée. En 1877, il ouvrira un hôpital psychiatrique doté d’équipements modernes et en 1881, avec deux jeunes filles de Grenade, fondera la congrégation des sœurs hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus.
En 1884, il est nommé provincial d’Espagne. A la fin de son mandat en 1903, l’Ordre comptait une quinzaine de maisons en Espagne, au Portugal et au Mexique. Au cours de cette période, il eut à subir une campagne de diffamation en Espagne fomentée par les journaux anticléricaux, suivie d’une dénonciation auprès du Saint-Office. Complètement innocenté, il fut nommé en 1909 par le Saint-Siège visiteur apostolique de l’Ordre et en 1911, par saint Pie X supérieur général des Frères de Saint-Jean-de-Dieu. Il préféra donner sa démission l’année suivante après une contestation infondée au sein même de son Ordre. Tombé malade à Paris, on le transféra dans la maison de Dinan où il mourut en peu de jours, le 24 avril 1914. Son corps a été transféré à Ciempozuelos, en Espagne.

Lundi 15 Avril 2019
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