Saint Liberat et ses compagnons, martyrs

Lorsque les Vandales envahirent l’Afrique du Nord en 428, ils s’acharnèrent tout particulièrement sur les églises, les cimetières et les monastères, espérant y trouver des trésors. Mais lorsqu’en 437, Huméric succéda à Genséric il dépouilla d’abord de tous leurs biens les fonctionnaires catholiques de la cour avant de les exiler. Il martyrisa ensuite tous ceux qui refusaient d’abandonner le catholicisme pour l’arianisme. C’est ainsi que sept moines d’un monastère de Gafsa en Tunisie périrent. Il s’agit de l’abbé Libérat, du diacre Boniface, des sous-diacres Servus et Rustique, des moines Rogatus, Septime et Maxime. On les cloua sur le pont d'une barque remplie de fagots de bois sec, que l’on poussa au large après y avoir mis le feu. Mais, les flammes s’étant rapidement éteintes, Huméric les fit assommer à coups de rames. Leurs corps rejetés sur le rivage furent recueillis par le clergé de Carthage et ensevelis dans le monastère de Bigua, près de la basilique de Sainte Celerina.

Saint Bernardin Realino

Chasse de saint Bernardin RealinoBernardin Realino naît près de Modène en 1530. Il connaît une jeunesse ardente et joyeuse et mène une vie d'étudiant qui réussit en tout : médecine, lettres, philosophie, droit. Et tandis que "le chemin brillant de la magistrature s'ouvre sous ses pas, la voix discrète de Dieu lui parle au cœur de façon toujours plus pressante" (Pie XII). A l'âge de trente-quatre ans il entre chez les Jésuites à Naples. Il est ordonné prêtre trois ans plus tard, le 24 mai 1567. Malgré son désir de partir pour les Indes, c'est la petite ville de Lecce, dans les Pouilles, qui sera sa mission et son lieu de sacrifice : "la très noble, très dévote et très aimable ville de Lecce" comme il se plaira à l'appeler. Il y exerce un ministère diversifié marqué surtout par la direction spirituelle et le confessionnal où il passe de longues heures, été comme hiver. Accueillant à tous, il réconforte les faibles et les désespérés, réveille la voix de la conscience dans le cœur des pécheurs endurcis. Il s'y acquiert un tel renom que sur la fin de sa vie la ville de Lecce le prend comme protecteur et patron. Il reçoit l'appel du Seigneur à l'âge de quatre-vingt-six ans, le 2 juillet 1616.

Dédicace de la cathédrale de Belley

La ville de Belley devint le chef-lieu d'un diocèse dès le Ve siècle. La cathédrale, sous le patronage de Jean-Baptiste, subit de nombreuses reconstructions; sa magnifique abside fut édifiée au XVe siècle. La Révolution française rasa ses deux tours qui, par leur taille, ressemblaient à des châteaux forts, en même temps que la très ancienne église paroissiale Saint-Laurent qui la flanquait. Au rétablissement du diocèse le 6 octobre 1822, Mgr Alexandre Devie voulut rendre la basilique plus grande et plus belle : il fit bâtir un clocher, une nef et un avant-chœur dans le style de l'abside conservée. C'est alors que saint Anthelme, le très illustre évêque de Belley, fut déclaré second titulaire du nouvel édifice qui fut consacré le 2 juillet 1878 par le cardinal Louis Caverot, archevêque de Lyon, entouré de dix évêques, quatre cents prêtres et d'innombrables fidèles.

Bienheureuse Eugénie Joubert

Bienheureuse Eugénie JoubertEugénie Joubert est née à Yssingeaux le 11 février 1876, quatrième d’une famille de huit enfants, dont la maman était profondément chrétienne. Elle est pensionnaire dans divers établissements tenus par des religieuses à Monistrol, Yssingeaux et au Puy. Elle apprend à aimer le Seigneur, ses camarades et les pauvres.

Une nouvelle congrégation est fondée au Puy : « la Sainte Famille du Sacré-Cœur » dont le but sera le catéchisme, surtout aux plus pauvres et aux plus déshérités. Marie, une sœur plus âgée d’Eugénie, entre dans cette congrégation. Elle la suivra en 1895.

En 1897, le noviciat quitte Le Puy pour aller s’installer à Saint-Denis. Eugénie y prononce ses vœux le 8 septembre de la même année.

Elle est envoyée dans la communauté d’Aubervilliers. Elle rayonne par sa charité toute simple. Elle fait le catéchisme, sait calmer et même captiver les enfants turbulents ; on lui confie donc les plus difficiles.

En 1902, atteinte de tuberculose, elle doit se reposer à Liège dans un monastère. Dès lors, sa vie sera faite de souffrance et d’inaction. Après un séjour à Rome, la maladie reprend de plus belle.

Elle se tourne avec confiance vers la Vierge Marie et vers Jésus pour y puiser lumière et courage. On la sent continuellement en prière. « Je prierai pour vous tous dans le ciel ». Le 2 juillet 1904, elle reçoit le sacrement des malades et la communion. Elle meurt à Liège en prononçant plusieurs fois le nom de Jésus, les lèvres sur un crucifix. Elle a 28 ans.

Jeudi 28 Mai 2020
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