Saint Marien

Marien, originaire du Berry, devint moine à Auxerre. L'abbé de Saint-Germain, saint Mamert, l'envoya dans une ferme du monastère, près de Mézilles et lui confia le soin des vaches et des autres animaux. Il est mort le 20 avril 488 à Fontenoy (Yonne). Son corps fut ramené à Auxerre et enterré dans une église qui, plus tard, lui fut dédiée.

Bienheureux martyrs anglais

On commémore ce jour d’autres victimes de la persécution anglaise : les bienheureux Richard Sargeant et Guillaume Thomson, prêtres décapités en 1584, Maurice MacKenraghty, prêtre pendu en 1585 après deux ans de prison, Antoine Page exécuté en 1593. Avec eux encore les bienheureux François (Francis) Page et Robert Watkinson, et le vénérable Thomas Tichborne, qui furent conduits à la potence de Tyburn, à Londres, le 20 avril 1602, le lendemain de la pendaison de Jacques Duckett.
Francis Page est issu d’une famille de Harrow (proche de Londres) émigrée à Anvers pour vivre sa foi catholique. Il suivit ses études à Douai où il fut ordonné prêtre en 1600, après quoi il fut envoyé en mission en Angleterre. Il fut arrêté alors qu’il célébrait la messe de la Présentation du Seigneur dans la maison d’Anne Line. S’étant évadé, il fut vendu un an plus tard par une femme qui, après s’être déclarée catholique, était revenue à l’anglicanisme pour s’adonner à la dénonciation lucrative des prêtres. C’est pendant son emprisonnement qu’il fut reçu parmi les Jésuites. Parce qu’il était prêtre, il fut donc pendu et écartelé au gibet de Tyburn.
Robert Watkinson fut aussi ordonné prêtre en France et, malgré un état de santé fragile, gagna l’Angleterre immédiatement après son ordination. Le lendemain de son arrivée, un inconnu s’adressa à lui avant de disparaître : « Jésus vous bénisse, vous semblez malade et souffrant, mais soyez dans la joie car d’ici quatre jours, vous serez délivré de toutes vos infirmités ! » Et il en fut ainsi : arrêté, il fut pendu moins d’un mois après avoir été ordonné prêtre.
Thomas Tichborne était né à Hartley Mauditt dans le Hampshire. Il était parent du vénérable Nicolas Tichborne qui souffrit le martyre le 24 août 1601. Prêtre et enflammé d’amour pour Dieu il consuma dans la joie le sacrifice qu’il avait fait de lui-même, ce 20 avril 1602.

Bienheureux Jacques Bell et Jean Finch, martyrs

John FinchA Lancastre, en Angleterre, le prêtre Jacques Bell et l'agriculteur père de famille Jean Finch se réconcilièrent avec l’Église catholique après être tombés dans le schisme anglican. Emprisonnés de longues années, ils furent soumis à la faim et à d'autres tourments; ils moururent pour le Christ sous Elisabeth Ière en 1584.

Bienheureux Hugues d'Anzy

Né en Poitou, prêtre et moine de Saint-Savin, Hugues est envoyé à Saint-Martin d'Autun pour y rétablir la règle monastique. Il participe à la fondation de Cluny, en 910, puis à celle d'Anzy-le-Duc, en Brionnais (près de Paray-le-Monial), où il construisit un magnifique hôpital pour les pauvres. Il meurt au cours d'une extase vers 925. Sur son tombeau fut édifiée une des plus somptueuses églises romanes. Sa crypte, rendue depuis quelques années au culte après avoir été transformée en cave à la Révolution ne contient plus ses restes qui furent profanés par les Huguenots au XVIe siècle.

Bienheureux Anastase Pankiewicz, prêtre et martyr

Anastase PankiewiczFranciscain, le polonais Anastase fut déporté au camp de concentration allemand de Dachau pour avoir dénoncé la barbarie nazie et mourut au cours de son transfert à Hartheim, en Autriche, le 20 avril 1942.

Saints Cyrille, moine, et Méthode, évêque

Saints Cyrille et MethodeLes deux frères Constantin (né vers 827) et Méthode (né vers 815), originaires de Thessalonique, furent envoyés chez les Khazars puis en Moravie par le patriarche de Constantinople pour y annoncer le Christ. Pour évangéliser les peuples slaves, Constantin (Cyrille, de son nom de religieux) créa un alphabet adapté à leur langue, l'alphabet glagolitique (en son honneur, son nom sera donné plus tard à l’actuel alphabet oriental : l'alphabet cyrillique). En 868, ils allèrent à Rome faire le point de leurs travaux avec le pape. Constantin y mourut le 14 février 869. Quant à Méthode, ordonné archevêque de Sirmium, il repartit évangéliser les Slaves auprès desquels il mourut à Valehred en Moravie, le 6 avril 885. En butte à l’hostilité du clergé franc, Cyrille et Méthode furent fidèles à Constantinople, leur Église d’origine, et en étroite communion avec celle de Rome qui les appuya en la personne du pape Adrien II. Cette double obédience justifie le titre de co-patrons de l’Europe que leur donna le pape slave Jean-Paul II.

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