Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort, Président de la Conférence des évêques de France, le Pasteur François Clavairoly de la Fédération protestante de France et le Métropolite Emmanuel Adamakis de la Métropole orthodoxe de France (Patriarcat œcuménique) ont rédigé un texte commun à propos du projet de la loi séparatisme.

La République et les cultes : un équilibre, résultat de l’histoire

La République est l’ambition et la promesse de faire vivre ensemble à égalité de droits et de devoirs des hommes et des femmes indépendamment de leurs appartenances familiales, ethniques, culturelles, religieuses. Cette ambition a rejoint bien des aspirations portées par les chrétiens de la Réforme ; elle a inquiété un bon nombre de chrétiens catholiques ; elle a requis et permis l’intégration des chrétiens orthodoxes. Tous nous avons appris à vivre en elle et à nous y trouver bien.

Avec la Lettre Apostolique Patris corde (avec un cœur de père), François rappelle le 150e anniversaire de la proclamation de saint Joseph comme Patron de l’Église universelle. À cette occasion, une «année spéciale saint Joseph» se tiendra du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021.

Vatican News

Un père aimé, un père dans la tendresse, dans l’obéissance et dans l’accueil, un père au courage créatif, un travailleur, toujours dans l’ombre: ce sont avec ces mots, empreints de tendresse, que le Pape François décrit saint Joseph dans la Lettre apostolique Patris corde, publiée mardi 8 décembre à l’occasion du 150e anniversaire de la proclamation de l’Époux de la Vierge Marie comme Patron de l’Église universelle. C’est en effet par le décret “Quemadmodum Deus”, signé le 8 décembre 1870, que le bienheureux Pie IX a voulu que ce titre soit attribué à saint Joseph. Pour célébrer cet anniversaire, le Souverain pontife décrète une Année spéciale dédiée au père putatif de Jésus.

La pandémie de Covid-19, écrit le Pape, nous fait comprendre l’importance des personnes ordinaires, celles qui, éloignées des projecteurs, font preuve de patience, insufflent l’espérance et veillent à créer une vraie co-responsabilité. À l’image de saint Joseph, « l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée », et qui, pourtant, « joue un rôle inégalé dans l’histoire du salut ».

La messe “virtuelle” ne remplace pas la participation personnelle à l'église

Par le Cardinal Robert SARAH,

préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements

9 septembre 2020

https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2020-09/lettre-cardinal-robert-sarah-messe-liturgie-pandemie-covid19.html

Dans une lettre adressée aux présidents des conférences épiscopales, le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, affirme la nécessité de revenir à la normalité de la vie chrétienne, là où la situation sanitaire liée au coronavirus le permet: assister à la messe par le biais des médias n'est pas comparable à la participation physique à l'église, souligne-t-il.

Il est urgent de revenir à la normalité de la vie chrétienne avec la présence physique à la messe, lorsque les circonstances le permettent: aucune retransmission n'est comparable à une participation personnelle ou ne peut la remplacer, explique en substance le cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, dans une Lettre sur la célébration de la liturgie pendant et après la pandémie de Covid-19, intitulée “Revenons avec joie à l'Eucharistie !” Le texte, adressé aux présidents des conférences épiscopales de l'Église catholique, a été signé le 15 août dernier et approuvé par le Pape François le 3 septembre.

La dimension communautaire de la vie chrétienne

«La pandémie due au nouveau coronavirus, écrit le cardinal Sarah, a provoqué des bouleversements non seulement dans les dynamiques sociales, familiales (…) mais aussi dans la vie de la communauté chrétienne, y compris dans la dimension liturgique». Le prélat rappelle que «la dimension communautaire a une signification théologique: Dieu est la relation des Personnes dans la Très Sainte Trinité» et «il se met en relation avec l'homme et la femme et les appelle à son tour à une relation avec Lui». Ainsi, «tandis que les païens construisaient des temples dédiés à la seule divinité, auxquels les gens n'avaient pas accès, les chrétiens, dès qu'ils jouirent de la liberté de culte, construisirent immédiatement des lieux qui seraient domus Dei et domus ecclesiæ, où les fidèles pourraient se reconnaître comme communauté de Dieu». C'est pourquoi «la maison du Seigneur suppose la présence de la famille des enfants de Dieu».

Anne Gabrielle

Ouverture du procès de béatification et de canonisation de

Anne-Gabrielle CARON

10 septembre 2020

Le samedi 12 septembre à 18h en l’église Saint-François de Paule à Toulon, Mgr Dominique Rey, évêque du diocèse de Fréjus-Toulon, ouvrira officiellement le procès de béatification et de canonisation d’Anne-Gabrielle Caron. L’Église examinera si cette Toulonnaise décédée à l’âge de 8 ans des suites d’un cancer peut être proposée comme figure de sainteté pour notre temps, en particulier pour les enfants malades et leurs familles.

Qu’est-ce qu’un procès de béatification et de canonisation ?

C’est une démarche canonique par laquelle l’Église recueille des témoignages dans le diocèse qui seront ensuite analysés à Rome pour définir s’il y a une certitude morale de la sainteté de l’intéressé(e), appelé(e) serviteur ou servante de Dieu. Ces procédures sont minutieuses et rigoureuses, pour discerner la vérité dans le choix des exemples de sainteté à proposer aux fidèles.

Mgr ReyConseils à un chrétien pour ce temps d’épidémie

par Mgr Dominique Rey - Évêque de Fréjus-Toulon

L’épidémie de Covid-19 frappe de plein fouet notre pays et toute l’Europe. Ce virus, pourtant microscopique, met en difficulté les systèmes de santé, paralyse nos modèles économiques et sociaux qui se prévalaient de la vertu des déplacements et des flux pour performer toujours plus. Dans notre « société liquide », le coronavirus retourne contre nous-mêmes ces mobilités liées à la mondialisation. Celle-ci devient un piège et suscite une psychose collective, qui parfois suscite de fausses interprétations apocalyptiques qui font fi de la providence divine.